PARTI SOCIALISTE DE COMMENTRY/MONTMARAULT

samedi 18 août 2018

Kofi Annan : la mort d'un « sage »

XVM9aa7f578-a2d1-11e8-8783-1d0c50667defL'ancien secrétaire général de l'ONU Kofi Annan, mort à l'âge de 80 ans ce samedi 18 août, a consacré 50 ans de sa carrière professionnelle à paix et aux Nations Unies. C'est un sage qui disparaît. Auteur de plusieurs ouvrages, diplomate, homme politique, économiste et homme d’État ghanéen, il fut le septième secrétaire général des Nations unies et le premier à sortir des rangs du personnel de l'organisation. Il occupa cette fonction de 1997 à 2006. Le 10 décembre 2001, il a reçu le prix Nobel de la paix. Son plus grand regret resterait son «incapacité d'empêcher la guerre en Irak». Son oeuvre nous invite à poursuivre le travail pour un monde plus fraternel.

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samedi 11 août 2018

Hommage républicain à Georges ROUGERON

 

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Le 10 août 2003, Georges Rougeron devait partir pour toujours, après une vie politique et d'écrivain tout à fait notable. Aussi, ses Camarades, les anciens élus, ses amis lui ont rendu hommage à l'occasion du 15ème anniversaire de sa disparation vendredi dernier. Mais cette cérémonie s'est aussi voulue républicaine, marquée par la présence du Maire et de l'opposition municipale. 

Qui était -il ? “ Je suis un ouvrier qui a quitté l’école de sa petite ville bourbonnaise à l’âge de 13 ans pour apprendre son métier. Dans ma famille l’on a toujours professé le goût et la grandeur du service public désintéressé ; mon grand-père a été de ceux qui, en d’autres temps, ont fait humblement et tenacement, la République ; mon père a été conquis au socialisme à vingt ans en écoutant, au début de ce siècle, Lucien Rolland, et moi, j’ai continué. » Ainsi, se décrivait Georges ROUGERON, décédé le 10 août 2003 à Commentry.

Né en 1911, fils unique, il fut marqué d’abord par son milieu familial et l’instruction primaire républicaine​. Il aimait à dire qu’il avait reçu de l’école et de son père, le civisme, l’engagement qui en découle, le sérieux du travail. Et avec sa mère, la simplicité, la modestie. De l’un, il avait reçu son goût de l’expression publique et de l’autre, celui d’une certaine solitude intime.

Secrétaire de Marx DORMOY

Lorsque, quittant l’école pour ne plus jamais y retourner, il emportait avec lui le plus précieux pour entrer dans la vie : la curiosité de l’esprit, le goût du travail, l’amour de sa petite patrie natale, celui de la Nation et l’ouverture vers l’humanité. C’est muni de son certificat d’études qu’il entra en apprentissage comme plâtrier peintre, avec son père ; ceci pendant dix ans. Convaincu par l’idéal d’un parti qu’il ne quitterait jamais, il adhéra aux Jeunesses socialistes en 1928. C’est ainsi qu’il rencontrera Marx Dormoy en octobre 1934 et deviendra son assistant parlementaire, puis secrétaire général adjoint de la municipalité de Montluçon. En effet, DORMOY avait reconnu très vite ses capacités de travail et ses qualités d’écriture. Lorsque la République vacilla par le vote des pleins pouvoirs à PETAIN le 10 juillet 1940, Georges ROUGERON fut témoin des heures tragiques condamnent la démocratie.

Marx DORMOY, s’opposant à la Cagoule, ayant refusé de voter avec 79 autres parlementaires la genèse du Gouvernement Français, il en payera de sa vie. Arrêté, placé en résidence surveillée à Montélimar, il sera lâchement assassiné dans son lit par la Cagoule qui y déposera une bombe à retardement.

« Un grand socialiste, abominablement assassiné par les ennemis du Peuple et de la France, m’a en quelque sorte appris la pratique des affaires publiques ; en d’autres temps, j’ai voulu accomplir le devoir tout naturel de lutter pour mon pays et pour mes idées ; j’en ai subi les conséquences. » expliquait Georges ROUGERON.

Aussi, il reprit son travail de plâtrier-peintre avant d’obtenir un emploi à la ville de Commentry en 1942. Se sentant chargé d’une responsabilité morale vis-à-vis DORMOY, «son patron », il s’engagea dans la Résistance, sera arrêté, placé en détention en Haute-Vienne. De santé fragile, il sera libéré en 1943. Avec René RIBIERE et Marcel LEGOUTIERE de la CGT, ils fondèrent le Comité Départemental pour la Libération, à l’image du Conseil National de la Résistance. Georges ROUGERON en sera le Secrétaire.

Président du Conseil général de l’Allier

Dès 1945, il devint premier secrétaire du Parti Socialiste, se confrontant au suffrage universel lors des élections cantonales de septembre puis sera élu Président du Conseil général de l’Allier à l’âge de 34 ans. Le plus jeune de France. Il présidera ainsi aux destinées de l’Allier jusqu’en 1970. Puis de 1976 à 1979. Il terminera paisiblement son mandat de Conseiller général en 1988. Élu Maire de Commentry de 1947 à 1989, il fut aussi Sénateur de l’Allier de 1959 à 1971. Et dans un autre temps, Conseiller régional d’Auvergne.

Publiant plus de 63 ouvrages sur l’histoire de l’Allier ans des domaines divers et variés, il réalisa aussi plus de 252 articles et près de 610 études et communications… C’est dire l’œuvre de ce « notaire de l’Histoire » qui fut reçu Docteur en Histoire en novembre 1983 avec « mention très bien ». En la matière, ses livres font référence encore aujourd’hui pour les chercheurs et historiens, constituant en raison des grandes connaissances accumulées par l’auteur, une référence obligée pour l’étude politique contemporaine de l’Allier.

Lorsqu’il quitta tous ses mandats en 1989, il se consacra au service des autres en tant que Conseiller municipal de Bézenet, où il habitait et où il se repose auprès de sa femme et de son fils adoré, trop tôt disparu et qui lui laissa, comme à son épouse, une cicatrice indélébile.

« Parce que je ne saurais être un politicien, je reste parmi vous qui m’avez fait le plus grand honneur de ma vie, au service de notre Canton, au service du Peuple dont je suis, comme vous, un fils désintéressé, seulement soucieux de bien agir dans l’intérêt commun. »

Pierre MAUROY, Ancien Premier Ministre évoquait cet autodidacte, passant le plus clair de son temps dans les bibliothèques. Tranquille, discret, revendiquant avec « honneur » d’avoir conservé la Mairie de Commentry aux socialistes.

Son aura personnelle débordait largement les clivages politiques, ceci tenant à la complexité de sa personnalité. On lui sait gré d’avoir toujours eu une conception romaine du civisme, de penser que la gauche serait mieux soutenue, si elle possédait mieux le sens de l’ordre.

« Mais ce qui compte par-dessus tout c’est que je porte en moi la certitude que les hommes de ma génération ne seront pas morts sans avoir vu se réaliser le Socialisme en France. »….Ainsi parlait Georges ROUGERON.

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mardi 31 juillet 2018

Lorsque Jean JAURES venait à Commentry

 

Jaurès

Le 31 juillet 1914, à 21h40, Jean Jaurès, ardent pacifiste engagé à empêcher la guerre, était assassiné par Raoul Villain, nationaliste, au café du Croissant.  Orateur et parlementaire socialiste, il s'est notamment illustré par son pacifisme et son opposition au déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Le socialisme de Jean Jaurès savait mêler le marxisme aux traditions révolutionnaires et républicaines françaises. Humaniste, il faisait  référence de manière constante à la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et à la Révolution française, dont il fut l'historien.

Commentry eut l’immense honneur de le recevoir le dimanche 19 décembre 1909, pour présider un congrès électoral socialiste et une grande réunion publique. Son arrivée était prévue par le train de Montluçon. Dès une heure de l’après-midi, les militants vinrent des communes des quatre coins de l’Allier. Dès l’arrivée du train en gare de Commentry. « Vive Jaurès ! » criait la foule. Une musique interpréta L’Internationale. Un cortège d’un millier de personnes se forma, remonta l’avenue, jusqu’à l’hôtel de ville.

À l’issue du congrès que Jaurès présida, vers quatre heures de l’après-midi, la foule s’engouffra dans le théâtre, ouvert à tous. Mille huit cents personnes le remplirent. Jaurès rappela avec émotion le souvenir de Christophe Thivrier, « Christou », le député à la blouse, puis aborda la situation économique de la France et de l’Angleterre, en montrant les progrès de la lutte entamée par la classe ouvrière contre ses exploiteurs.

Il fustigea les partis et les hommes politiques au pouvoir. Ses formules firent mouche : l’alliance des cléricaux et des radicaux devint celle de « la mitre et des mitrons ». Aux travailleurs, il brandit le point en s’écriant : “vos maîtres sont cent mille, deux cent mille. Vous êtes des millions et des millions. Ferez-vous ce geste ?

En 1937, sur l’initiative de la municipalité socialiste de Commentry, une grande cérémonie commémorative fut consacrée à Jaurès. Isidore Thivrier, député socialiste et fils de Christophe Thivrier, retraça la vie généreuse de Jaurès.

Nous rappelons régulièrement dans nos cérémonies,le souvenir d’un grand tribun qui avait défendu les valeurs auxquelles nous tenons, socialistes : l’unité et la paix.

 

 

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vendredi 27 juillet 2018

Motion de censure contre le gouvernement LREM

 

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Les députés socialistes, communistes, et France insoumise viennet de déposer une motion de censure commune pour obtenir des explications du gouvernement sur l'affaire Benalla.

C'est André Chassaigne qui sera premier signataire de cette motion de censure.

Cette motion de censure est appuyée par 62 membres de l'Assemblée.

Elle s'effectue dans l'union politique de la gauche !  "On s'est mis d'accord, on a un texte commun (...) écrit à six mains avec nos trois groupes", a déclaré devant la presse la présidente du groupe PS Valérie Rabault.

 

Le texte des trois groupes de gauche fera l'objet d'un débat commun avec la motion déposée par le groupe LR. Mais il y aura deux explications de vote et deux votes.

 

Les députés des trois groupes de gauche ont précisé s'être accordés pour que le premier signataire de la motion soit André Chassaigne, le président du groupe GDR, Mme Rabault soulignant que "l'ensemble des présidents de groupe vont pouvoir s'exprimer" mardi.

 

Malgré une réunion de près de deux heures, ils ont assuré que trouver un accord avait été "très simple", expliquant avoir simplement pris du temps pour rédiger le texte. Les élus sont allés déposer leur motion dans la foulée.

 

Les Insoumis avaient été les premiers, il y a huit jours, à proposer le dépôt d'une motion de censure, eux-mêmes ne pouvant la déposer seuls, puisqu'ils ne sont que 17 et que le dépôt d'une motion requiert 58 signatures.

 

"Nous sommes arrivés à un point de rupture à la commission d'enquête, avec une présidente (Yaël Braun-Pivet, LREM) qui veut décider toute seule de la liste des auditions. Face à ce point de rupture, alors qu'il y a une motion de la droite", la question était de "savoir si on peut regrouper les gauches au-delà de leurs sensibilités pour faire une motion qui force le Premier ministre à s'exprimer", a expliqué à la mi-journée la présidente du groupe Nouvelle Gauche, Valérie Rabault.

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jeudi 26 juillet 2018

Hommage à Marx DORMOY

220px-Marx_Dormoy-1932Le jeudi 26 juillet 2018, voilà 77 ans, disparaissait Marx DORMOY, ministre du Front Populaire, maire de Montluçon, parlementaire, lâchement assassiné par la Cagoule à Montélimar (Drôme), où le gouvernement de Pétain l’avait placé en résidence surveillée, à l’hôtel appelé « Le Relais de l’Empereur », à l’angle d’une petite place qui porte aujourd’hui son nom.

Bien sûr, cette victime d’un évident crime politique a fait l’objet de nombreux hommages. Dans plusieurs villes de France, des voies publiques et des places portent son nom, tout comme une station du métro parisien. Un monument a même été élevé à sa mémoire à Montluçon le 25 juillet 1948. Mais rien ne pourra remplacer le devoir de tout militant, de tout homme de progrès, à qui incombe l’obligation constance de rappeler l’œuvre inachevée de cet homme de bien, qui a servi les intérêts de sa commune, de son département et finalement de son pays, avec loyauté et droiture, au prix de sa vie.

Naturellement, plusieurs biographies ont déjà vu le jour à son sujet. D’abord celle de Georges Rougeron, ancien sénateur-maire de Commentry, Docteur en histoire, publiée en 1956. L’auteur y rappelle comment son propre engagement politique l’a conduit à devenir, à partir de 1934, secrétaire particulier de Marx Dormoy. Mais aussi comment il intégra, avec son aide, les rouages de la Fédération socialiste, devenant secrétaire adjoint de la section socialiste de Montluçon et rédacteur délégué du journal hebdomadaire « Le Combat social ». Acteur majeur de la vie politique dans l’Allier, de la Libération jusqu’à son décès en 2003, Georges Rougeron n’eut de cesse de rappeler ce qu’il devait à son « patron ».

En 1998, André Touret, spécialiste de l’histoire contemporaine de Montluçon et du département de l’Allier, a retracé à son tour, à la force d’une enquête approfondie, la vie de Marx Dormoy, peignant le portrait d’un maire exemplaire, qui pratiquait une politique sociale et sanitaire d’avant-garde. Abordant son destin national de sous-secrétaire d’État à la présidence du Conseil du ministère Blum puis de ministre de l’Intérieur après le suicide de Roger Salengro, il s’attacha à démontrer l’envergure de Dormoy : « Avec lui, le Front Populaire et les accords de Matignon de 1936, la lettre contre la Cagoule, le refus des pleins pouvoirs au maréchal Pétain le 10 juillet 1940, font partie de notre histoire nationale ». L’auteur voyait aussi en lui un « homme de conviction, de courage et d’une rare clairvoyance. »

Ne pouvant se satisfaire de l’hagiographie officielle, nombreux sont ceux qui viennent devant sa stèle, comme pour mettre en rapprochement leurs propres envies de carrières, politique et professionnelle, avec celles de Dormoy. Il appartiendra à l’histoire de se prononcer au sujet de cette posture. Pour le moment, à l’épreuve des faits, elle est loin de démontrer quelque chose en commun avec le grand Socialiste que fut Dormoy, fidèle à la SFIO.

Cette modeste contribution prouvera, s’il le fallait, que tout intérêt porté à notre Département ne peut occulter – quelles que soient les préférences politiques de chacun – le rôle occupé par le mouvement socialiste durant la période étudiée.

Patriote autant qu’homme de gauche, Marx Dormoy a cimenté l’assise essentielle de l’édifice commun de justice sociale et de liberté humaine dont il entrevoyait l’inévitable réalité. Parce que la volonté n’a de sens que si elle se prolonge dans l’avenir, relire la vie de Marx Dormoy doit nous inspirer à continuer son œuvre. Pour le socialisme, pour la France, pour la paix.

En conclusion, parce qu’il avait sacrifié à son patriotisme tout souci de sa sûreté personnelle, Marx Dormoy a payé de sa vie son engagement pour la République et pour le socialisme.

Grand maire de Montluçon, initiateur comme l’avait été son père, d’une politique sociale généreuse pour le bien-être des habitants, figure remarquée au plan national et international, sa disparition priva notre famille politique d’un homme exceptionnel.

Désormais, chacun des Socialistes que nous sommes est dépositaire individuellement, de cette histoire à portée universelle. Collectivement, nous avons le devoir de la perpétuer à la lumière des valeurs qu’elle ne cesse de nous transmettre.

« À la Chambre et dans le pays, je serai un socialiste indéfectiblement attaché à la politique de mon parti » déclarait Marx Dormoy. Puissions nous méditer son message, nous en inspirer, et le traduire en action !

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mercredi 25 juillet 2018

Girouette

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"Je le connaissais moins que d'autres": Gérard Collomb a taclé mardi ses anciens camarades du Parti socialiste en rappelant qu'Alexandre Benalla, ex-collaborateur du chef de l'Etat, avait assuré la sécurité de ténors du PS avant d'être au service d'Emmanuel Macron.

"Avant d'assurer la protection à un moment donné de la campagne du président de la République, il avait assuré un certain nombre de protections d'autres campagnes. Celles de François Hollande, de Madame (Martine) Aubry... Comme je m'étais un peu éloigné du PS, à cette époque je le connaissais moins que d'autres", a déclaré Gérard Collomb.

Il est vrai que Monsieur Collomb est très sélectif dans ses choix politiques et pratiquait une adhésion à géométrie variable. On se souvient comment à l'hiver 2015, il traina des pieds pour soutenir Jean Jack Queyranne aux Régionales et encore qu'au dernier moment. On se souvient comment il participa à fusiller le socialisme à Lyon en partant à la soupe à la LREM. Non seulement Collomb s'est éloigné du PS physiquement, mais aussi intellectuellement, préférant le confort d'un Ministère où il n'est pas au courant de ce qui s'y passe.

Dans l'affaire Benalla, Collomb n'a cessé de dire qu'il n'était pas au courant alors que toules directions de la sécurité convergent vers son Ministère. Leitmotiv : mon cabinet, mon cabinet, mon cabinet. Si on comprend bien, les toilettes étaient fermées de l'Intérieur ?

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mardi 24 juillet 2018

Affaire Benalla : le décryptage de l'ancien patron du GSPR Alain Le Caro

maxresdefaultAlain Le Caro a participé en 1982 à la fondation du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR), l'organisme chargé d'assurer la sécurité du président de la République, qu'il a aussi dirigé sous la présidence de François Mitterrand. Il a également occupé le poste de colonel de gendarmerie et celui de patron du GIGN, l'unité d'élite de la gendarmerie nationale. Il a publié l'année dernière Les mousquetaires du Président. GSPR: dans les secrets de l'Élysée (2017, Fayard), un récit dans les coulisses de la «mitterrandie».

 

Affaire Benalla : le décryptage de l'ancien patron du GSPR

FIGAROVOX/ENTRETIEN - En tant qu'ancien responsable de la sécurité du président de la République, Alain Le Caro analyse l'affaire Benalla. Alain Le Caro a participé à la fondation du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) en 1982, l'organisme chargé d'assurer la sécurité du président de la République, qu'il a aussi dirigé sous la gouvernance de François Mitterrand.

http://www.lefigaro.fr

 

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jeudi 5 juillet 2018

La LREM voulait liquider la "Sécurité sociale"

000000011816Le chef de file des députés LREM, Richard Ferrand, a indiqué ce jeudi que la référence à la "Sécurité sociale" ne serait finalement pas supprimée d'un des articles de la Constitution, face à l'émoi provoqué, notamment à gauche et parmi des syndicats, par un vote en commission.

Le débat n'est pas nouveau. La droite RPR avait essayé fin des années 1980, de la liquider sur fond de ce le Président Mitterrand appellait "les vieux démons de l'individualisme et du laisser-faire qui ressurgissent.

Instituée en une organisation en 1945, la Sécurité sociale est destinée "à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou supprimer leur capacité de gains, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille...". Un acquis inscrit dans l'article premier de l'ordonnance qui fondait la Sécurité sociale.

La Sécurité sociale ne vient pas du hasard, elle est née d'une volonté de lutter contre les inégalités dont l'injustice apparaissait plus encore insupportable après l'égalité dans le sacrifice de la guerre. En quelques semaines après la Libération, aboutissait ainsi plus d'un siècle de luttes ouvrières et paysannes pour obtenir enfin la sécurité du lendemain.

gettyimages-1766110941De l'avis de tous les experts internationaux, notre système de protection sociale est, "le meilleur du monde" : L'attention portée aux familles, aux personnes âgées, aux jeunes enfants face aux risques de l'existence a atteint dans notre pays un niveau  incomparable.

Mais la LREM, penchant toujours plus à droite, obsédée par les économies sur le dos des classes moyennes, aurait voulu d'un trait de plume, y mettre fin !  Le Président Mitterrand à l'époque avait vigoureusement combattu l'idée même de supprimer la Sécu :  "S'il est un rôle auquel je tiens, c'est celui-là : demeurer le gardien de la solidarité nationale, de cette forme de justice, de cette conception de l'égalité qui n'exclut personne et qui fait de chaque citoyen un assuré non pas un assisté. Je dis non au démantèlement de la protection sociale, au rejet des plus pauvres, à la sélection des risques. J'entends dire qu'il faudrait réduire la part obligatoire de l'assurance-maladie sous prétexte qu'il existe des "petits risques" mais le petit risque n'est-il pas très grand lorsqu'il frappe une personne isolée ou une famille indigente ? Mais la consultation régulière du médecin de famille, du médecin de quartier, c'est quand même une prévention et il ne faut pas que cette prévention disparaisse."

"La sécurité sociale a un coût" ne cessent de nous dire tous les capitalistes dont certains du Gouvernement.  Son existence, son maitien, son développement ont ils un prix ? Non ! Car c'est le meilleur don de l'homme au service des hommes.

Notre Sécurité Sociale puise sa force dans des décennies d'espoirs, de luttes. Elle a été faite à l'image de la solidarité familiale qu'elle étend à l'échelle de la France. C'est l'une des grandes oeuvres du siècle. Il nous importe désormais d'en assurer la suite, le développement, les conquêtes. Voilà bien un terrain sur lequel rien ne pourrait nous séparer, nous femmes et hommes de gauche !

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mardi 3 juillet 2018

Unir nos forces pour affirmer qu’une autre Europe est possible

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Le meeting des socialistes européens, le 29 juin, en présence de Pedro Sanchez, le nouveau Président du gouvernement espagnol, aura été le point d’orgue d’une semaine politique consacrée à l’Europe pour le Parti socialiste.

 

A Berlin lors d’une réunion de travail avec Andrea Nahles, la nouvelle présidente du SPD ; à Bruxelles pour une rencontre avec António Costa, le premier ministre du Portugal, Aléxis Tsípras, le premier ministre grec et les leaders du Parti socialiste européen, Olivier Faure a rappelé qu’une autre Europe est possible.

 

Face aux offensives de l’extrême droite de Salvini contre les migrants, et devant les renoncements des gouvernements libéraux qui font le choix de sous-traiter leurs responsabilités internationales à des pays tiers, Olivier Faure a affirmé qu’il n’y a pas de crise migratoire mais une crise de l’Europe qui appelle des solutions politiques : conférence internationale sur les migrations, agence européenne de l’asile, fin du règlement de Dublin, droit d’asile européen, aide au développement,…

 

L’Europe est à un tournant. Nous, socialistes européens, avons une mission historique. Le temps est venu de produire à nouveau du sens, de la croissance durable, de la démocratie, de la justice, de l’égalité et de l’humanité.

 

 

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