PARTI SOCIALISTE DE COMMENTRY/MONTMARAULT

vendredi 22 juin 2018

C'est demain !

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jeudi 21 juin 2018

Monsieur le Président des Très Riches....

Monsieur le Président des Très Riches,

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Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être, si vous avez le temps. Tout cela pour vous dire qu'avec un service à vaiselle à 500.000 euros et une piscine en projet au fort de Brégançon, il est compréhensible qu'avec des problèmes de riches, on ne s'occupe pas des pauvres. Voire même que l'on souhaite leur servitude.

Car en la cirstance, c'est bien vous qui dénouez les cordons de la bourse de l'Etat, pour vos menus plaisirs et non ceux des Français les plus fragiles, qui ne demandent pas la charité, mais la solidarité. Aussi, votre déclaration sur les aides sociales qui couteraient un "pognon monstre" à notre pays, est criante de la tour d'ivoire dans laquelle vous êtes, comme au bon vieux de temps de la Banque. C'est bien connu : "on ne prête qu'aux riches".

Cependant, oubliant le contexte dans lequel vous avez été élu et votre score électoral du 1er tour, vous oubliez "en même temps", les bas salaires et les salariés pauvres, les chômeurs, les précaires qui font plusieurs boulots pour s'en sortir, les petites pensions dont celles du monde agricole, les jeunes en galère, la maladie....qui sont autant de causes de pauvreté.

Ces Français ont un nom et un visage. Vous ne les croiserez pas dans une gare, là où vous voyez "ceux qui ont réussi et ceux qui ne sont rien." Vous venez de détruire la SNCF et ils n'ont pas assez pour acheter un billet de train. Mais ces gens là, ils ont une dignité. Et nous disons simplement que les aides que nous leur donnons pour s'en sortir et rebondir, ne sont qu'1% des richesses produites. En revanche, le niveau de vie des plus riches est 24 fois supérieur aux démunis. Bien drôle de conception de l'égalité républicaine.

Envolées les belles phrases des débuts, des campagnes de votre parti LREM où l'émancipation était mise à toutes les sauces. Mais qui dit émancipation dit justice sociale. Or, vous êtes injustes et la nouvelle baisse des APL va piquer "un pognon fou" à ceux qui n'ont rien. Bref, vous êtes fort avec les faibles et faible devant les puissants.

Que dire de l'exit taxe ? Vous auriez pu financer la solidarité si vous n'aviez pas voulu habiller la mariée encore plus belle pour vos amis les riches. Arroser les riches avec les deniers publics tout en demandant des comptes à ceux qui n'ont rien. Bien drôle de philosophie. Un jour, "tous ceux qui ne sont rien" se rassembleront. Tous ces petits rien feront beaucoup.

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Fête de la Musique

François Mitterrand à Athènes en 1985Le 21 Juin 1985, en voyage en Grèce, François Mitterrand inaugurait la Fête de la Musique au pied de l'Acropole à Athènes.

La Fête de la Musique fut l'une des principales manifestations culturelles créées au cours du premier septennat de François Mitterrand. Jack Lang fut le principal artisan de cette manifestation, s'appuyant sur des événements musicaux préexistants et les traditionnelles fêtes de la Saint Jean, le 21 Juin, au solstice d'été.

Cet événement devait permettre et permet encore de célébrer la musique sous toutes ses formes. Le Président espèrait ainsi que s'épanouiraient plus de 30 millions d'européens dans les rues des principales villes d'Europe.

Créée en 1982 en France, cette Fête de la Musique sera reprise dans de nombreux pays d'Europe. En 1985, cette célébration prit également l'allure d'une grande fête européenne avec l'inauguration des festivités dans la première Capitale européenne de la culture.

A l'initiative des ministres grecs et français de la culture, Melina Mercouri et Jack Lang, un label a été créé afin de désigner des villes capables de mettre en valeur le patrimoine historique et culturel d'un pays aux yeux des autres peuples européens. Athènes, symbole de la démocratie, devint la première Capitale européenne de la culture.

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mercredi 20 juin 2018

Nouvelle baisse scandaleuse des APL !

savings-2789092_640Emmanuel Macron persiste et signe. Après avoir déjà baissé les APL de 5 euros en 2017, les déclarations du gouvernement laissaient penser que le message des locataires avait été entendu.

Édouard Philippe avait reconnu que la mesure n’était « pas intelligente ». Or, il va à nouveau pénaliser les allocataires de ces aides au logement en gelant leur indice. Cette décision injuste et brutale est plus grave encore que la baisse précédente car ce gel se répercute en pourcentage et touchera donc davantage ceux qui ont le plus besoin des APL, les plus précaires et les familles nombreuses.

Dans son budget, la majorité a prévu que les aides au logement, habituellement revalorisées le 1er octobre en fonction de l’indice de référence des loyers, ne le seraient pas cette année. Pour 2018, cet indice aurait dû progresser de 1,8 % et les APL aurait dû augmenter en moyenne de 5 euros. Les APL ont toujours été indexées sur l’indice de référence des loyers sauf… en 2012, sous Nicolas Sarkozy. Après son arrivée au pouvoir, François Hollande avait rétabli ce principe de justice sociale. Macron montre ses références et confirme l’orientation de sa politique.

Ce gel est d’autant plus grave qu’il se cumule à la baisse décidée en octobre dernier. La non-revalorisation des APL va donc s’appliquer sur des aides déjà rognées de 5 euros par rapport à début 2017. Les bénéficiaires d’APL vont donc, en moyenne, perdre près de 10 euros d’APL tous les mois.

Après avoir dépensé un « pognon de dingue » pour les plus riches avec l’ISF, l’exit tax et la flat tax, le gouvernement fait les poches de tous les autres, et en premier lieu les plus précaires. Nous souscrivons aux propos de Manuel Domergue de la Fondation Abbé Pierre : « ce gouvernement essaye de faire des économies budgétaires, et le plus facile c’est de les faire sur les pauvres. »

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L'humanité fait naufrage

"Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis"

Antoine de Saint-Exupéry

 

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La Coupe du Monde de football ne doit pas être l'opium du peuple, permettant l'interruption momentannée de la pensée, au moment où le monde vit sa plus grande catastrophe avec les migrants, sous le coup de décisions politiques iniques et intolérables. Plus encore en cette journée internationale  et européenne des migrants.

D'abord, l'Histoire retiendra que l'Aquarius est passé à 4 kilomètres des côtes françaises, en détresse, avec à son bord, 629 personnes en détresse, sans que cela ne puisse émouvoir le Président des très riches et son gouvernement. Ils sont forts avec les faibles et faibles avec les forts !

Au lieu d'offrir de l'aide, comme le veut notre tradition depuis que nous avons proclamé la République et que les Droits de l'Homme ont fait le tour du monde, cette majorité préfère envoyer le bateau en Espagne, où le Premier ministre socialiste a su se comporter en homme responsable avec ses semblables, donnant à l'Europe entière et ses détracteurs, une belle leçon d'humanisme !

"Dangereuse escalade"

Dans la foulée, le Ministre Allemand de l'Intérieur s'est pris au jeu du chantage pour réclamer la fermeture des frontières. La Hongrie du Premier ministre national-souverainiste Viktor Orban a procédé mercredi à un nouveau tour de vis en rendant passible de poursuites pénales l'aide aux migrants. Sans oublier l'Autriche qui n'est guère mieux. Et Trump aux Etats-Unis, obsédé par la construction d'un mur anti-migrants contre le Mexique, annonçait ce matin, vouloir séparer les enfants des parents migrants. Enfin, dans l'escalade la plus dégoutante, le Premier ministre italien entré dans une psychose populiste, a tenu des propos d'extrême droite, copiés collés sur ceux de Le Pen. Ou presque. Ou l'inverse. Le résultat est le même : jouer avec les peurs, rejeter l'autre.

L'absence d'une politique européenne d'asile est la cause de ces situations inadmissibles et ce jeu cinique de ping pong entre les gouvernement européens doit cesser. Chaque jour, ce sont des morts en plus, de l'humanité en moins. La spirale infernale se referme aussi sur les citoyens qui veulent venir en aide aux migrants par le délit de solidarité appliqué dans de nombreux pays de l'Union Européenne. Ce n’est pas l’Europe que nous voulons ! 

 

Il faut demander à la Commission européenne de  :

  • mettre fin au délit de solidarité

  • soutenir les citoyens et citoyennes qui offrent un foyer et une vie nouvelle à des personnes réfugiées

  • garantir des moyens et des règles plus efficaces pour défendre toutes les victimes de l’exploitation et de la criminalité

 

La maison brûle et nous regardons ailleurs ! L'humanité risque de faire naufrage !

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mardi 19 juin 2018

La Pléiade : retour sur l'anniversaire des 25 ans.

Pour fêter ses 25 ans l'Espace culturel La Pléiade ouvrait dons ses portes, vendredi 15 juin de 18H à 23H non stop, proposant des animations riches et variées. A l'affiche, concerts avec L'Harmonie commentryenne, le groupe de rock montluçonnais LET'S GO. ET... jeux de société, lectures et chansons. Les Socialistes de Commentry étaient présents à cette manifestation importante et festive. Particulièrement les anciens adjoints qui ont contribué à sa construction.

P1140215'En juin 1993, la municipalité socialiste de Commentry conduite alors par Guy Formet, inaugurait la Pléiade. Avec ses 2000 mètres carrés de surface, l'accès la culture et aux livres était une volonté politique. Le succès sera toujours au rendez-vous.

La bibliothèque, progrès technologiques obligent, est devenue une médiathèque. En plus des nombreux fonds qu'elle peut posséder, l'équipe a su au fil des années, l'animer d'une fort belle manière, par des expositions, des concerts, des rencontres d'auteurs. On peut aussi découvrir le fonds Emile Mâle.

Invité à s'exprimer Roger Durin, Maire adjoint honoraire, a rappelé le chantier important qui a été nécessaire à la réalisation de la Pléiade mais aussi l'émancipation et le partage qu'elle procure aux Commentryens sur le plan culturel. Un rayonnement qui dépasse désormais les limites de notre commune.

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Les Socialistes de Commentry célèbrent le 18 Juin

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Lundi dernier, à l'occasion du 78ème anniversaire de l'Appel du Général De Gaulle, lancé sur les ondes de la BBC, le 18 juin 1940, une gerbe en forme de croix de Lorraine a été déposée au monument aux morts de Commentry. La section socialiste de Commentry était représentée par son secrétaire Cyrille Darrigade, mais aussi par des militants et sympathisants. 

 

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Cette cérémonie est encore importante de nos jours. Elle rappelle la déclaration du Général de Gaulle qui incitait à ne pas cesser le combat contre le Troisième Reich et où il prédisait la mondialisation de la guerre.

Ce discours — très peu entendu sur le moment, mais publié dans la presse française le 19 juin 1940 et diffusé par des radios étrangères — est considéré comme le texte fondateur de la Résistance française, dont il demeure le symbole. Mais aussi l'opposition nette et franche au régime du Maréchal Pétain qui devait le 10 juillet de la même année recevoir les pleins pouvoirs et trahir la République Française.

 

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Le Général de Gaulle réitéra son appel à plusieurs reprises en juin 1940 et constitua avec le soutien des Britanniques, une organisation de résistance extérieure, la France Libre. Dès l’été 1940, des milliers de volontaires rejoignaient les rangs des  Forces Françaises Libres ( FFI)  qui poursuivent le combat contre le nazisme aux côtés des Alliés.

L’enregistrement du discours n’ayant pas été conservé par la BBC, il ne reste aujourd’hui que peu de traces de l’appel du 18 juin, hormis le manuscrit dont certains passages diffèrent de la version prononcée par le général de Gaulle et retranscrite dans la presse locale française. L’événement, célébré chaque année depuis 1941, est devenu un symbole du refus de la défaite et des conséquences dramatiques de l’armistice.

(Merci JP Sertillange pour les photos)

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dimanche 17 juin 2018

De Gaulle vu par Rougeron

18juin

Lundi marquera le 78ème anniversaire Appel du 18-Juin, prononcé par le Général de Gaulle depuis Londres. C’est l’occasion de retrouver le témoignage de Georges ROUGERON, Docteur en Histoire, Sénateur-Maire de Commentry, Président du Conseil Général de l’Allier qui eut l’occasion de le rencontrer à plusieurs reprises, sous différentes formes d’ailleurs. Ce témoignage s’inscrit dans le contexte anecdotique bourbonnais, sans pour autant être de nature à inspirer ni bouleverser la grande histoire, mais tout de même, il a son importance.

 

La première rencontre avec le chef de la France Libre se fit par la radio, le 18 juin 1940. Georges ROUGERON se trouvait dans le bureau de son « patron », le Sénateur-Maire de Montluçon, Marx DORMOY qui disposait d’un poste. « Soudain, s’éleva de la BBC, une voix aux intonations prenantes, et qui, dans un grand désarroi, voulait apporter des raisons d’espérer » expliquait Monsieur ROUGERON. « Nous en étions très émus » ajoutait-il.

 

La seconde rencontre fut encore virtuelle, par la radio clandestine du camp d’internement dans lequel se trouvait Georges ROUGERON à Saint Paul d’Eyjeaux. Le 1er janvier 1943, le Général appelait « à se recueillir, alors que commençait une année nouvelle dans la pensée de la patrie ».

 

Les années passèrent. La Libération. La paix. La reconstruction. Et le Général de Gaulle vint à Moulins le 13 juin 1948, à l’invitation de Maurice TINLAND, Maire de la cité, à l’occasion de l’inauguration du Monuments aux Morts du parc de la Gare en l’honneur des soldats tombés au champ d’honneur durant la Seconde Guerre mondiale. Georges ROUGERON était présent.

 

GRUne décennie plus tard, il revenait à Georges ROUGERON d’accueillir en personne de Gaulle, devenu Président de la République et qui faisait halte à la Préfecture du Département. « En costume bleu sombre, à minces rayures blanches, le Chef de l’Etat en face duquel je me sentais quelque peu ému, voulut me demander quels étaient les problèmes importants dans l’Allier. Comme il venait de publier la carte d’un nouveau découpage territorial dans lequel le Département disparaissait, j’insistais sur le sentiment unanime du Bourbonnais de maintenir l’intégrité de notre petite patrie ».

 

Le Général parut attentif et répondit : « bien, bien, bon, bon, nous verrons. ». L’audience était terminée mais Georges ROUGERON allait avoir l’occasion d’échanger avec lui dans les salons de la Préfecture. Arborant pour la circonstance sa Médaille de la Résistance, le Général s’approcha de lui et lui dit avec une certaine nuance de gravité « voilà une décoration chère à mon cœur ».

 

Dix jours plus tard, Georges ROUGERON était élu Sénateur avec Marcel AUBERGER. Ils furent reçu à l’Elysée ; ceci avant que ne commença l’ère des mauvaises relations avec le Sénat. Sous les lambris dorés du pouvoir, Georges ROUGERON remarqua la courtisanerie de ses collègues parlementaires envers le Chef de l’Etat. Et dans un humour qu’il savait si bien manier, il disait : « je me laissais aller d’imaginer qu’ainsi devaient être, au début du siècle dernier, les choses à la Cour consulaire. »

 

En conclusion, souvenons qu’au début de la guerre, Georges ROUGERON et Henri RIBIERE, tous deux entrés en Résistance, traçaient sur les murs, des croix de Lorraine et des « à bas les traîtres » lors de la venue de PETAIN à Montluçon.

 

Indéniablement, G.Rougeron vouait, nonobstant les divergences d’opinion politique, une grande admiration pour « l’homme du 18-Juin » et confiait ce qui est encore si vrai de nos jours : « de l’exil londonien à la mort solitaire dans le refuge de Colombey, combien de Français ont approché ou rencontré le Général de Gaulle ! Ceux-là qui furent les proches compagnons aux temps de l’Appel, du pouvoir, du désert ; puis à nouveau du pouvoir et du désert final, ont, pour plusieurs, livré leurs confidences, tandis qu’il demeure encore beaucoup à apprendre et à comprendre ». C’est que nous avons essayé de faire ici modestement.

 

Vive la France Libre, Vive la République. Vive la Paix. Vive l’Europe.

 

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vendredi 15 juin 2018

La réforme de la SNCF est votée...

21106649_1932400717007701_7123113838861477641_nLe « nouveau monde » d’Emmanuel Macron a réussi l’exploit de défaire en 24h ce que des décennies de lutte avaient arraché. La SNCF a été rendue privatisable, la politique de logement social a été démantelée, et une partie du patrimoine des Français a été mise sur le marché (ADP, FDJ, et Engie).

Depuis la réunion hier de la commission mixte paritaire du Sénat et de l’Assemblée nationale, les masques sont tombés : La République en Marche s’est alliée aux Républicains pour casser définitivement l’entreprise publique qu’est la SNCF. Si quelques avancées, notamment la reprise de la dette de la SNCF, peuvent être saluées, le texte adopté est loin d’être satisfaisant.

La SNCF est désormais une « société anonyme à capitaux publics », et l’incessibilité de ses parts, qui ne tient qu’à l’acharnement de la Gauche au Parlement, n’offre qu’une fragile protection contre les éventuelles velléités de privatisation. Les cheminots, quant à eux, seront recrutés au contrat, et non plus au statut, ce qui réduira à terme leur professionnalisation, et donc la sécurité des usagers. Enfin, rien n’a été fait, ou même envisagé pour aider les territoires en déficit de services ferroviaires, qui se trouvent parfois géographiquement exclu, faute de transports.

Alors qu’Emmanuel Macron et Edouard Philippe veulent faire croire aux français que c’est l’Union Européenne qui imposait la casse de la SNCF, la vérité est bien plus pragmatique : ce gouvernement a tout simplement choisi de préparer la vente à terme d’une de nos plus belles entreprises publiques comme il le fait depuis hier avec ADP ou Engie, ou encore la FDJ. En effet, le gouvernement, en suivant à la lettre les recommandations de Bruxelles, était en mesure de négocier un plan d’investissement ferroviaire européen, qui aurait pu garantir la pérennité de la SNCF et le développement des petites lignes. Mais il ne l’a pas fait.

Les groupes socialistes à l’Assemblée et au Sénat ont résisté jusqu’au bout à la politique du pire, tout en étant force de propositions, afin de protéger l’Etat dans ses missions de service public, et les Français.

Les quelques concessions faites par le gouvernement ne sont pas à mettre au compte d’une hypothétique fibre sociale, qui sommeillerait dans l’esprit de messieurs Macron et Philippe, mais sont le fruit de l’action des acteurs syndicaux, qui ont su rester fermes et unis face aux coups de boutoir du gouvernement contre les acquis sociaux et les missions de bien commun rendues par la SNCF.

Ces derniers mois, j’ai pu rencontrer des membres représentatifs de la La CGT des Cheminots dans le Val-de-Marne qui m’ont démontré que la privatisation était déjà à l’œuvre, notamment en ce qui concerne les services de maintenance des trains qui font déjà l’objet de toutes les convoitises...

Le modèle social français, comme l’augure le sort réservé à la politique sociale mise en place par les gouvernements de gauche, est en cause. La nouvelle République avance à marche forcée sur tous ce qui pourrait lui faire obstacle : les acteurs locaux, les syndicats et bientôt le Parlement ! Nous ne laisserons pas faire.

Luc Carvounas

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