PARTI SOCIALISTE DE COMMENTRY/MONTMARAULT

vendredi 21 septembre 2018

Eviter que les vieux démons ressurgissent


StruthofLe quotidien régional de ce vendredi 21 septembre rapporte le procès d’un négationniste demeurant dans le département, qui se déroulait au tribunal de Cusset hier, pour contestation de l’existence d’un crime contre l’humanité. A savoir, la négation de l’existence des chambres à gaz au camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Alsace). Je n’ai pas pour habitude de commenter les décisions de justice ni même de faire valoir non seulement mon histoire familiale ou mon engagement habituellement dans ce genre de dossier. Mais les propos et les faits sont trop graves pour ne pas les dénoncer, même en l’attente d’une décision de justice qui sera rendue le 25 octobre prochain.

Pourquoi le faire alors ? D’abord, se taire, c’est accepter l’inacceptable. Je ne qualifierai son auteur pour ne pas troubler ce dossier judiciaire ni même pour lui faire une quelconque publicité, mais me contenterai de rappeler l’essentiel :
  • Sur les lieux historiques : j’ai moi même visité ce camp à 2 reprises il y a à peine 10 ans, y compris la chambre à gaz qui exista bien hélas, durant la Seconde Guerre mondiale dans le camp de concentration où ont été emprisonnées plus 53000 personnes et où plus de 22000 y sont décédées du fait des conditions inhumaines de travail et de détention, de la malnutrition, des sévices des kapos et des SS ainsi que les nombreuses exécutions par balle ou pendaison. La chambre à gaz a été construite début août 1943 en contrebas du camp et a été utilisée du 11 au 19 août 1943 pour l'exécution de détenus juifs : 57 hommes et 30 femmes, internés à Auschwitz, sont envoyés au camp du Struthof pour y être assassinés avec des sels cyanhydriques. Ce sur quoi les historiens et les auteurs s’accordent. Mais aussi les documents d’archives.

 

  • Sur le plan politique : notre ancien Député-Maire de Commentry, Isidore Thivrier, résistant, refusant les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 40 à Vichy avec Blum et Dormoy, refusant d’être nommé à la délégation spéciale municipale, résistant dénoncé, est arrêté le 7 octobre 1943. Embarqué dans le convoi N° I.202 il fait partie des 62 hommes qui sont déportés "NN" de Paris Gare de l'Est au camp de concentration du Struthof près de Natzweiler où il arrive en avril 1944. Atteint, selon le bulletin médical allemand retrouvé dans les archives du camp, de tuberculose et d'angine de poitrine il y décède le 5 mai 1944 selon l'état civil de Commentry et le JO N° 202 du 1er septembre 2000. Le 6 mai 1946, le Maréchal Montgomery attribue un certificat de service «au volontaire des Nations Unies», Isidore THIVRIER, mort pour la libération de l'Europe. En 1947, la Médaille de la Résistance lui est décernée à titre posthume. J’ajoute que c’est pour combattre ce négationnisme et rappeler l’histoire de nos déportés que nous organisons avec notre section chaque année, une cérémonie du souvenir le jour dit, chaque dernier dimanche d’avril. Non pas pour nous faire plaisir. Non pas pour et comme je l’ai entendu dire de bouches insensées, avoir le plaisir de “déposer des gerbes un peu partout” mais parce que dans notre République, les symboles comptent tout autant que les actes. L’histoire oblige autant que la mémoire.

 

  • Sur le plan personnel : arrière petit fils de Résistant interné à Compiègne, ces propos me sont insupportables et montent au point de me donner la nausée. La même mêlée à la tristesse et à l’incompréhension ressenties lors de mes visites au camp : “comment a t-on pu faire ça”. Tel Monod, je “m’interroge et je cherche à comprendre”.
En conclusion, ce négationnisme rappelle combien il est un sentiment puissant de haine, d’ignorance volontaire contre lesquelles nous devons nous battre sans relâche pour éviter que les vieux démons ressurgissent. Plus qu’à ce personnage sans intérêt, je pense à ses femmes et ses hommes morts en Alsace comme à tous nos déportés, relisant Paul Eluard qui disait si justement d'eux : Si l'écho de leur voix faiblit, nous périrons.”
C.D.

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L'ignorance du "nouveau monde"

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AH BON ?

La députée de Montluçon était l'invitée de la radio RMB ce vendredi matin. Il est stupéfiant d'entendre qu'elle n'était pas informée de la fermeture du guichet de Commentry et d'autres sur notre bassin. Or, nous l'interpellons depuis plus d'un an, par écrit, sur les difficultés éprouvées par notre service public comme par les usagers.

Elle s'agite et communique dans les médias, mais ne répond pas aux courriers que la section PS a pu lui faire parvenir en février dernier. Pas plus qu'elle ne se préoccupe des inquiétudes manifestes et répétées des usagers.

Son annonce l'an dernier de faire venir la Ministre des Transports est restée également sans suite. Il ne suffit plus de lui envoyer des tweets...  Et pendant ce temps là, la population ne dispose pas d'un itinéraire Montluçon-Paris performant. De nouvelles rames devaient être affectées pour régler la permutation gazole/électricité de la locomotive. La ruralité était pourtant dans ses préoccupations électorales. Elles se sont évaporées depuis.

Madame la députée, mettez autant d'enthousiasme à vous occuper du territoire qu'à l'annonce ce matin de la préparation d'une liste LREM aux municipales de Montluçon.

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mercredi 19 septembre 2018

Clemenceau, Un Tigre au Palais-Bourbon

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A l’occasion de la commémoration du centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale et de l’armistice de 1918, un hommage est rendu à l’Assemblée nationale à celui qui reste pour beaucoup le « Père la Victoire ».

Pour la première fois une exposition est ainsi consacrée à l’action et à la réflexion politiques du « Tigre », son rôle au Parlement, notamment au Palais-Bourbon. Car c’est là, qu’avec sa combativité et ses réparties légendaires, il a prononcé certains de ses discours les plus mémorables.

Cette exposition permet de découvrir les nombreux fonds conservés par la Bibliothèque de l’Assemblée : manuscrits, affiches ou tableaux pour la plupart inédits ou méconnus.

Accès et Horaires d’ouverture :

L’exposition a lieu du 15 septembre au 13 octobre 2018.
Inscription préalable obligatoire au plus tard trois jours ouvrés avant la visite.

L'exposition est ouverte :


- du lundi au vendredi de 9h30 à 18h 
- samedi de 9h30 à 17h30

L’entrée de l’exposition se situe au 33 Quai d’Orsay, Paris 7ème.
L’entrée est gratuite, se munir d’une pièce d’identité (carte nationale d’identité, passeport ou carte de séjour : seuls les originaux sont acceptés et correspondant à l’identité du billet).

Contrôle de sécurité à l’entrée (portique électromagnétique), les objets dangereux et les bagages volumineux sont interdits (pas de consigne et de vestiaire possibles).

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Libérons l’investissement vert !

wind-farm-1209335_640Au nom de la sauvegarde du bien commun, nous demandons au gouvernement de lancer d’urgence un grand programme d’investissement public en faveur de la transition écologique et bas carbone, dont le montant serait isolé du déficit budgétaire.

L’été 2018, avec ses canicules, ses incendies dévastateurs, ses inondations, nous a encore rappelé combien la lutte pour conserver la biodiversité, respecter les limites planétaires et atténuer le changement climatique et ses impacts est vitale pour éviter une catastrophe écologique globale.

C’est aussi une lutte pour le mieux-être de tous. Nous affranchir des pesticides et d’autres polluants, du charbon, du pétrole, du gaz fossile… est impératif si nous voulons préserver notre santé, notre économie, la capacité d’agir des futures générations et construire une société résiliente.

Les dépenses que nous affectons à nos importations d’hydrocarbures, de produits chimiques ou d’autres matières premières non renouvelables doivent aller aux emplois locaux – notamment en développant les économies d’énergies et de matières, les énergies renouvelables et une agriculture durable. Et cela au profit des territoires, sans lesquels la transition écologique ne se fera pas. Or les émissions de gaz à effet de serre ont crû en France de 3 % en 2017, alors que le respect de l’accord de Paris imposerait qu’elles décroissent de 5 % par an. Il faut donc changer d’échelle et mobiliser des moyens nouveaux.

Cette lutte pour un développement vert et riche en emplois requiert de mettre en mouvement de nombreux leviers. Outre une régulation et une fiscalité qui donnent les bons signaux, outre cesser d’allouer des capitaux à des actifs non durables, il est fondamental d’accroître l’investissement, dans les infrastructures physiques comme dans les compétences. C’est indispensable pour réussir cette transition écologique et l’accompagner sur le plan social.

Pour la France, les investissements publics et privés nécessaires à l’atteinte de ses objectifs climatiques ont été estimés par le think tank I4CE entre 45 et 75 milliards d’euros par an (entre 2 % et 3 % du PIB). Or aujourd’hui, nous ne dépensons que 31 milliards d’euros répartis à part égales entre ménages, entreprises et acteurs publics : le compte n’y est pas.

Pour boucler l’équation du financement de la transition bas carbone, il est nécessaire de mobiliser l’épargne des ménages et des entreprises, qui ne manque pas et cherche un sens. Or cette mobilisation ne pourra être optimisée sans un surcroît d’investissement public.

Rappelons que l’un des principaux postes à financer pour réussir cette transition est la rénovation des logements. Sans aides publiques, les ménages ne s’engageront pas dans des travaux lourds dont le temps de retour est très long.

On ne fera pas plus (d’écologie) avec moins (de moyens). C’est pourquoi il est urgent de mettre en place un grand programme d’investissement vert. ll est par ailleurs nécessaire, dans le contexte actuel de forte contrainte budgétaire, d’isoler les fonds publics affectés à ce programme du déficit budgétaire, comme le ferait toute entreprise privée qui ne confond pas ses investissements avec ses dépenses de fonctionnement.

La France doit prendre cette mesure immédiatement. Rien ne le lui interdit vraiment. Et rien ne l’empêche, avec les autres Etats membres convaincus, d’engager dès à présent des négociations pour libérer l’investissement vert au niveau de l’Union européenne.

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mardi 18 septembre 2018

Le 18 septembre 1981, l'Assemblée nationale votait l'abolition de la peine de mort.

badinterBien que les sondages d'opinion indiquent que les Français sont majoritairement favorables à la peine de mort, François Mitterrand, candidat à la présidence de la République, se déclare en conscience contre la peine de mort, le 16 mars 1981.

Lors de l'émission télévisée "Cartes sur table", il déclara :« Dans ma conscience, dans le fort de ma conscience, je suis contre la peine de mort. Et je n’ai pas besoin de lire les sondages qui disent le contraire (…) Je ne suis pas favorable à la peine de mort. » Il ajoute que, élu, il « ne ferait pas procéder à des exécutions capitales ».

Le 18 septembre de la même année, l'Assemblée nationale vote l'abolition de la peine de mort. La veille, Robert Badinter plaidait pour la fin d'un "crime qui déshonore l’humanité".

Le discours en intégralité : 

 

Robert Badinter : discours sur l'abolition de la peine de mort - Pack VOD Ina.fr

Le 17 septembre 1981, Robert Badinter - alors ministre de la Justice - prononce à l'Assemblée Nationale un discours demandant l'abolition de la peine de mort. Le projet de loi est voté le 18 à l'Assemblée, les sénateurs l'adoptent le 30 septembre. La loi est promulguée le 9 octobre 1981.

https://www.ina.fr

 

Retrouvez aussi l'analyse de Paul Quilès  :

Paul Quilès s'exprime au sujet de la déclaration de François Mitterrand sur la peine de mort lors de l'émission Cartes sur Table (16 mars 1981) sur France 2 en 2011.

 

 

 

 

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dimanche 16 septembre 2018

PATRIMOINE : Lorsque F.MITTERRAND sauva le Quartier Villars à Moulins

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« Dans toute ville, je me sens empereur ou architecte. Je tranche, je décide et j’arbitre ». Cette citation de François MITTERRAND extraite de son livre « la Paille et le Grain » prend tout son sens en ces journées européennes du Patrimoine. Plus encore à Moulins où il sauva de la démolition le Quartier Villars qui contient aujourd’hui le Centre National du Costume de Scène. Naturellement, ce morceau d’histoire a été quelque peu oubliée et pourtant…Commencée en 1767, la construction des bâtiments du Quartier Villars s'étend sur un siècle.

Première caserne édifiée sous le règne de Louis XV. Il reçoit divers corps d’armée, ce qui conduit à des modifications sensibles de l'architecture. Mais la Première guerre mondiale marquait le début du déclin de la caserne, la cavalerie étant progressivement remplacée par des troupes portées. Endommagé en 1940, le bâtiment principal est ensuite occupé par le corps de gendarmerie jusqu'au début des années quatre-vingt, puis délaissé.Si bien qu’Hector ROLLAND alors Maire de Moulins envisageait sa destruction totale.
Lors de sa visite à Moulins le 6 juillet 1984, l’édile de la ville-préfecture s’en ouvre publiquement au Président de la République : On m’a permis de démolir 80% (du Quartier Villars) et on voudrait me faire reconstruire » lance t-il. « Je n’y mettrai pas un sou ».

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Visite de François MITTERRAND à Moulins le 6 juillet 1984 - Crédit AFM
François MITTERRAND lui répondit : « Vous avez commencé par un grand salut à la tradition historique de la France, à la préservation de son patrimoine pour terminer d'ailleurs par un mot sceptique sur une opération particulière qui a précisément cela pour objet. Entre le préambule et la conclusion la pensée a suivi des chemins sinueux et il est normal que l'on arrive à cette contradiction. D'ailleurs, je ne suis pas bon juge car j'ai le grand tort de ne pas connaître. J'irai visiter l'objet du litige. Ce qui est vrai, c'est que vous étiez parfaitement fondé à éprouver une grande irritation quand vous observez cette contradiction de l'administration qui décide une démolition pour, ensuite, revenir sur cette décision et pratiquer la sauvegarde du patrimoine. Il y a quelque chose qui ne colle pas dans cette affaire. (…)

19840706FM3(1)Seulement le problème, c'est celui d'abord du monument et pas simplement de nos humeurs. Est-ce que c'est utile, ou est-ce que cela ne l'est pas ? Je ne peux pas me mettre à la place de ceux qui jugent que c'est utile, à la place de ceux qui pensent que ça ne l'est pas. Il doit bien y avoir une conciliation possible mais je vous connais, monsieur le maire, et quand vous dîtes que vous ne donnerez pas un sou, je pense qu'il n'en sortira pas beaucoup.

Il faudra qu'ils se débrouillent comme ils pourront. C'est un peu mon affaire mais pas trop non plus. Vous savez, je laisse plus que vous ne pensez le gouvernement agir, et en l'occurrence, il s'agit surtout, j'ai l'impression, de décisions administratives sans grande logique.
Je conseillerai cependant au ministre de la culture de venir à Moulins. Il faut qu'il voit par lui-même. Il faut juger soi-même de la réalité de ces problèmes. On peut dire : c'est un petit problème Non ce n'est pas un petit problème. Il touche la vie d'une ville, vous voulez faire des modifications, des transformations, qui peuvent être intéressantes, ce parc d'expositions. Il y a là un empêchement mais aussi le respect d'un passé respectable. Qui a raison et qui à tort, il faudra bien que vous en discutiez. Comment voulez-vous que les Français s'arrangent s'ils ne cessent de se parler comme ils y ont tendance. »
Le Président de la République alerté par les services du Patrimoine tiendra tête à Hector ROLLAND et le parc des expositions ne verra pas le jour à la Madeleine. Le 28 novembre 1984, le Quartier Villars sera classé monument historique.
La restauration du bâtiment sera confiée à François VOINCHET, architecte en chef des monuments historiques. Elle sera accompagnée de la construction d’un nouveau bâtiment pour les réserves de costumes (1 730 m2), dessiné par l’architecte Jean-Michel WILMOTTE.Avant de renaître en 2006 pour accueillir le CNCS et son régiment de costumes, les travaux prendront des années. Le cahier des charges fixait précisément en introduction l’objectif muséographique de l’opération. Egalement les lignes de conduite approuvées le 31 août 1989 par le Comité international de l’ICOM pour les musées et collections du costume.
Depuis son ouverture, le 1er juillet 2006 (et jusqu'au 11 septembre 2011), 350 000 visiteurs ont franchi les portes du CNCS. Le 500 000e visiteur en a franchi les portes en 2014, faisant de celui unique en France comme à l’étranger, le 1er musée d'Auvergne pour la fréquentation.
Entièrement consacré au patrimoine matériel des théâtre, il a pour mission la conservation, l’étude et la valorisation d’un ensemble patrimonial de 10 000 costumes de théâtre, d’opéra et de ballet ainsi que de toiles de décors peints, déposés par trois établissements nationaux, la Bibliothèque nationale de France, la Comédie-Française et l'Opéra de Paris, auxquels s’ajoutent de nombreux dons.
Empereur ou architecte, François MITTERRAND a gagné la partie.

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mercredi 12 septembre 2018

Lettre ouverte aux Députés de l'Allier - Rapport sur l'armement des policiers municipaux

Capture d'écran 2018-09-12 09Mesdames, Monsieur les Parlementaires,


Dans un rapport parlementaire sur le continuum de sécurité, remis ce mardi 11 septembre au Premier ministre, les députés LREM Jean-Michel Fauvergue et Alice Thourot proposent 78 mesures pour améliorer la coordination entre les forces de l'ordre, la police municipale et les agents de sécurité privée. Parmi elles, l'armement obligatoire des policiers municipaux.


Sans présager de l’avenir de ce rapport, il est notable que les policiers municipaux :

 

- participent de plus en plus à des activités de police administrative (surveillance de bâtiments sensibles, maintien de l’ordre public).

 

- Sont de plus en plus de s’impliquer dans la défense des personnes et des biens. Encore faut-il leur assurer une protection maximale et les moyens de se défendre, car ils sont devenus malheureusement des cibles et ils ont besoin d’être mieux protégés face aux violences et à la petite délinquance de plus en plus explicite.


Cependant, j’attire votre attention sur le fait qu’un tel rapport, s’il venait à déboucher sur l’armement de la police municipale :

 

- signerait le renoncement à une vraie police de proximité, dont sa vocation est avant tout préventive et dissuasive, par la médiation, l’information et l’îlotage.


- Cette nouvelle disposition qui reposera sur les Maires dont les charges et responsabilités sont déjà très lourdes, entraînerait une remise en cause des missions de la police municipales, mais aussi la révision de leurs compétences et de leur formation.


Je vous alerte sur le fait que délivrer des armes à feu aux policiers municipaux revient :

 

- à accentuer le désengagement de l’Etat en matière de sécurité en faisant des protagonistes locaux, une force supplétive à la sécurité nationale, en privilégiant uniquement les missions de sécurité, de contrôle, ou de répression.

 

- Par ailleurs, à l’heure où les dotations aux communes reculent, l’armement représenterait un coût élevé pour des budgets déjà contraints.


- Il s’agirait plutôt de renforcer dans les villes intermédiaires et les villages où sont présents des commissariats ou gendarmeries, une coopération accrue. J’ajoute par ailleurs que la sécurité relève des compétences de l’Etat et que chaque citoyen a le droit à une protection de la part de nos forces nationales. On ne peut alors payer deux fois par l’impôt national et local, pour le droit à la tranquillité, afin de pallier aux éventuelles carences nationales.


L’armement de la police municipale est donc une fausse solution évidente :


  • Il ne permettra pas d’accroître l’efficacité des policiers municipaux,

  • Il n’apportera aucune amélioration à la qualité du service de la police municipale aux habitants,

  • Il réduira le temps de présence des agents auprès de la population,

  • Il occasionnera des coûts supplémentaires inutiles,

  • il ne garantit ni plus de facilités de recrutement, ni plus de capacité à garder les agents dans la durée,

  • Il comporte des risques non négligeables d’accroissement des tensions et de la violence entre les délinquants et la police municipale,

  • Enfin, il constitue un très mauvais signal envoyé par l’Etat sur la volonté des citoyens d’obtenir les effectifs de gendarmerie et de police, auxquels ils ont droit dans leurs territoires.



D’autres pistes de réflexions sont envisageables :


  • Assurer des missions de police administrative et de police du code de la route par des actions de prévention, de présence dissuasive, de médiation et également, de verbalisation sur le stationnement.


  • Instaurer une relation de confiance avec les habitants, de proximité, assurer la tranquillité  de l’espace public dans le périmètre de la municipalité. C’est-à-dire, consacrer du temps à rencontrer les associations, à aller au contact des habitants pour connaître les besoins, favoriser des liens positifs conforment aux missions de police de proximité qui doivent être celles de la police municipale.


  • Consacrer des moyens pour  accompagner les administrés lorsqu’ils subissent un préjudice. Un agent disponible peut les aider à porter plainte sur la plateforme électronique prévue à cet effet, leur fournir des informations en réponse à leurs appels.



Je vous remercie de l’intérêt que vous porterez à ce développement et reste à votre disposition pour échanger.


Bien cordialement


Cyrille DARRIGADE

Secrétaire PS Commentry/Montmarault


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mardi 11 septembre 2018

Les députés de l'Allier doivent voter l'interdiction du glyphosate

Communiqué de presse

Mardi 11 septembre 2018




Les députés de l'Allier doivent voter l'interdiction du glyphosate

 

 

agriculture-1359862_640Ce mercredi 12 septembre, les députés voteront une dernière fois l’ensemble de la loi Agriculture et Alimentation. A cette occasion, Cyrille DARRIGADE, Secrétaire du Parti Socialiste de Commentry interpelle les 3 députés de l’Allier qui auront la possibilité de voter un amendement interdisant le glyphosate au plus tard dans 3 ans.

 

L’Allier, département agricole est particulièrement concerné par cette substance classée “cancérigène probable” pour l’Organisation Mondiale de la santé. Il s’agit de l’unique occasion par cet amendement de préserver la santé de nos concitoyens, de faire évoluer notre modèle agricole et  préserver protéger nos ressources en eau. En effet, le modèle de développement agricole qui s’est imposé est dépassé, inadapté, inefficace à tous points de vue : environnemental, économique et social. Et il est néfaste pour les agriculteurs eux-mêmes.

 

Par ailleurs, la démission de Nicolas Hulot est venue rappeler comment les lobbies ont su apprivoiser le gouvernement, influençant la décision publique. Le pouvoir politique doit reprendre la main face aux géants de l’agrochimie et de l’agroalimentaire, car les renoncements s’accumulent sur la transition énergétique, la protection de la biodiversité ou les questions de santé-environnement.

 

De plus, les conditions d’existence se sont dégradées en milieu rural. Le sentiment d’abandon se développe et s’exprime de plus en plus par des votes « Front National ». Une défiance s’est installée. Nous devons y répondre par une agriculture paysanne, assurant des revenus dignes aux paysans, un respect de la terre et une alimentation saine pour les consommateurs.

 

Il faut appeler à un sursaut profond pour que notre modèle agricole et alimentaire puisse vraiment répondre aux enjeux environnementaux, climatiques et humains de demain.

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Le dernier combat d’El Pocho

Salvador_Allende_Gossens-Salvador Allende, Président socialiste du Chili, s’est suicidé au Palais de la Moneda il y a 45 ans aujourd’hui, ne pouvant supporter le coup d’état de Pinochet soutenu par les Etats-Unis et qui instaura une dictature militaire. De sa courte présidence, on retiendra cet élan pour la démocratique et les libertés. La sécurité sociale, la réforme agraire, la nationalisation des banques et de certaines entreprises, des mines de cuivres qui eut pour effet de doper l’économie du pays et de marquer immédiatement des résultats. Mais aussi de relancer le pouvoir d’achat par l’augmentation des salaires de 40 à 60%.

Nous ne ferons pas ici l’inventaire fabuleux des mesures prises par cet homme de bien qui a fait face à la polarisation internationale de la guerre froide. Il affronta avec une grande dignité la grave crise politique financière et économique du Chili. Face aux putschistes, grèves, attentats, complots, il a montré que le socialisme est un internationalisme et un humanisme d’abord et toujours pour les libertés humaines, économiques et sociales face aux puissances capitalistes, militaires.

Le 11 septembre 1973, ce furent les mots d’un homme qui va mourir, préférant la mort à l’exil : « vous ne pourrez plus entendre le son de ma voix. Peu importe, vous continuerez à m’écouter, je serai toujours près de vous, vous aurez au moins le souvenir d’un homme digne qui fut loyal avec la patrie. Le peuple doit se défendre et non pas se sacrifier, il ne doit pas se laisser exterminer et humilier. »

l_unite730914-1-c64aaCe même jour, François Mitterrand était en meeting à Rennes, lorsqu’il a appris la mort de Salvador Allende. Il écrivait à chaud un article paru le lendemain dans l’Unité qui concluait « Cette foi dans la raison de l’homme et dans la marche inéluctable des sociétés vers le progrès, que pèse-t-elle désormais tandis que sur l’autre plateau il y a maintenant la mort de Salvador Allende ? Nous n’avons pas fini de répondre à cette question que des millions d’hommes sur la terre poseront demain avec plus d’impatience et de colère encore. En cette matinée de deuil, je pense que s’il est d’autres richesses que l’or et l’insolence, le monde est plus pauvre aujourd’hui. »

L’histoire doit enseigner à tous les socialistes que seul le processus démocratique de conquête du pouvoir peut transformer l’individu, sa conscience, ses valeurs, ses habitudes et ses relations sociales pour le changement d’une société qui repose sur ceux qui la composent.

Posté par secret ps ctry à 12:59 - Permalien [#]