PARTI SOCIALISTE DE COMMENTRY/MONTMARAULT

samedi 21 avril 2018

Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

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Comme chaque année ce dernier Dimanche d’avril est consacré à la journée du souvenir des Victimes et Héros de la Déportation. Cet hommage sera rendu dimanche 29 avril à 11h, au monuments aux morts de Commentry. Il rappelle la tragédie des camps de concentration nazis et le courage de ceux qui ont lutté pour la sauvegarde de la dignité humaine.

Cette célébration n’est pas uniquement tournée vers l’histoire ou le passé, mais bien vers notre présent et notre avenir. Le message que nous délivrons, c’est celui d’un combat acharné contre les formes actuelles de résurgence d’idéologies dangereuses.

Face à la montée du nationalisme, de la xénophobie, du racisme et de l’antisémitisme, au déchaînement de fanatismes politiques ou religieux et à la fréquente remise en cause des principes du droit et de la démocratie, le message des déportés est toujours d’actualité.

Les conflits qui déchirent plusieurs parties du monde, les millions de femmes, d’hommes et d’enfants en exode forcé, le terrorisme international, la tentation du repli face à l’indispensable solidarité, requièrent une action commune contre ces dangers qui menacent notre avenir. Nous devons donner son plein sens à la devise de la République : Liberté – Égalité – Fraternité.

Nous devons réaffirmer ce que l’Europe nous apporte : la paix et sur quoi elle est fondée : l’unité dans la diversité. Puissions nous saisir ces enjeux et les traduire en acte pour affermir notre volonté de vivre ensemble, dans la paix, la tolérance et le respect, autour des valeurs de démocratie et d’amitié entre les peuples.

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jeudi 19 avril 2018

Syrie : un bombardement, et après ?

 TRIBUNE DE PAUL QUILES, Ancien Ministre

Syrie : un bombardement, et après ?

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Les explications du Président de la République et du Ministre des affaires étrangères concernant les bombardements effectués en Syrie par les forces américaines, françaises et britanniques sont insuffisantes et contradictoires.

 

On nous dit que la « ligne rouge » a été franchie par le régime de Bachar el Assad, sans que l’on sache qui est habilité à la fixer, en l’absence d’accord au Conseil de sécurité de l’ONU. De quel droit un ou plusieurs pays peuvent se substituer aux organisations internationales compétentes pour apprécier et juger ces crimes de masse ? Qui est habilité à définir la sanction et à « punir » ?

 

Comment peut-on dire que l’intervention est « légitime » en invoquant le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies alors que celui-ci prévoit[1] que la décision d’intervenir militairement est le fait du Conseil de sécurité et pas de tel ou tel Etat qui s’érige en justicier international ?

 

Quant à la référence qu’a faite le ministre des Affaires étrangères à la résolution 2118 du Conseil de sécurité ayant pour objet l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, adoptée à l'unanimité le 27 septembre 2013, elle n’est pas complète. Ici aussi, il est bien précisé que c’est le Conseil de sécurité qui prend la décision d’intervenir militairement en cas d’emploi d’armes chimiques.

 

      L’emploi de la force en dehors des dispositions de la Charte des Nations Unies comporte de graves risques. Malgré ses grandes insuffisances, l’ONU reste une instance indispensable pour le règlement de la plupart des conflits dans le monde. Pour éviter les blocages comme celui qui vient encore de se produire, il faudrait que soit reprise la proposition faite au secrétaire général de l’ONU le 2 décembre 2004, qui recommandait que le droit de veto ne soit pas utilisé au Conseil de sécurité « en cas de génocide ou de violation massive des droits de l’Homme ». La France se devrait de proposer à nouveau[2] cette remise en cause du privilège dont dispose le « club des cinq » depuis 1945, privilège aujourd’hui abusif alors que notre monde ne ressemble plus, par bien des aspects, à celui de la fin de la seconde guerre mondiale.

 

       Par ailleurs, comment peut-on affirmer que « l’opération est réussie sur le plan militaire » sans donner de précisions sur l’efficacité des frappes réalisées par les 105 missiles (85 américains, 12 français[3], 8 britanniques), dont 76 tirés sur le seul Centre de recherche et de développement de Barzeh. La Russie, pourtant traitée de « complice » des utilisateurs de l’armement chimique, avait été informée des frappes et, très probablement, les responsables russes ont prévenu les Syriens….qui ont pu déménager une partie de leurs stocks.

 

      Comment se fait-il que les grandes puissances n’aient pas accordé plus d’importance à la bonne application de la « Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction », que la Syrie a fini par ratifier en 2013 ? On aimerait savoir pourquoi les responsables qui s’indignent aujourd’hui ne se sont pas plus mobilisés à la lecture des rapports publiés par l’OIAC (Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques) depuis 2014 sur les stocks d’armement chimique encore présents en Syrie et sur leur utilisation.

 

      Il ne suffit pas de s’indigner, de façon un peu hypocrite, face aux terribles effets  des « armes inhumaines » et de plaider pour la destruction des « armes de destruction massive » (biologiques, chimiques, nucléaires). Il faut aussi regarder en face certaines réalités :

 

- la Convention d’Ottawa (1999) interdisait les mines antipersonnel. Une trentaine de pays – notamment producteurs !- sont demeurés hors de la Convention (dont USA, Russie, Chine, Inde, Iran…)

- la Convention d’Oslo (2010) interdisant les armes à sous-munitions. Elle n’a pas été signée par les USA, la Russie, la Chine, Israël, l’Inde, le Pakistan.

- le protocole de Genève (1925) interdisait déjà l’utilisation des armes biologiques et chimiques et des gaz asphyxiants. Les USA ne l’ont ratifié qu’en 1975 !

- la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction a été signée à Paris le 14 janvier 1993. Le traité est entré en vigueur le 29 avril 1997. Il a été ratifié par 192 Etats. Ne l’ont pas ratifié notamment: l’Egypte, la Corée du Nord, Israël. Tous les stocks déclarés n’ont pas encore été détruits (USA, Irak).

- concernant l’attitude des grands Etats à l’égard des « armes inhumaines », il ne faut pas oublier le massacre d’Halabja (16-19 mars 1988). Cette ville kurde a été soumise à une « attaque punitive » de Saddam Hussein avec des armes chimiques. Le bombardement a fait près de 5000 morts et entre 7000 et 10 000 blessés. Il entrait dans le cadre de l’opération « Anfal » menée par le régime irakien et qui s’est traduite par la destruction de 2000 villages et de 12 villes, entraînant la mort de 200 000 Kurdes. Les Irakiens ont également utilisé à de nombreuses reprises des armes chimiques contre les forces iraniennes, au moins à partir de 1983. A cette époque, les Occidentaux soutenaient l’Irak dans sa guerre contre l’Iran. Les USA ont attendu la fin 1990, après l’invasion du Koweït par Saddam Hussein, pour attribuer le massacre d’Halabja à l’Irak….et pas à l’Iran !

 

     Quant au traité d’interdiction des armes nucléaires, rédigé par une majorité d’Etats de l’ONU qui est en cours de signature au niveau international, il est l’objet d’un silence pudique et hypocrite de la part des grands Etats qui se présentent comme les garants de la paix et du droit international. Il va bien falloir pourtant s’intéresser de près à cette terrible « arme de destruction massive », tout aussi « inhumaine » que l’arme chimique et susceptible de massacrer des millions de « civils innocents », pour reprendre la terminologie largement utilisée ces derniers jours.

 

     Quelles seront les conséquences du bombardement qui vient d’être infligé par 3 pays occidentaux à la Syrie ? L’enquête de l’OIAC dira si les stocks d’armement chimique syriens ont-ils été totalement détruits. Quant au régime de Bachar el Assad, il n’est pas sûr qu’il soit affaibli et qu’il ne conservera pas le soutien actif de la Russie.

 

     De nombreuses questions se posent dans ce Moyen Orient devenu de plus en plus dangereux pour la paix mondiale, avec la constitution de blocs antagonistes de plus en plus enclins à préférer les solutions militaires à la diplomatie. L’heure semble pourtant à présent venue de reprendre le dialogue avec toutes les parties pour parvenir à un cessez-le-feu général et à un règlement durable du conflit syrien sur la base des principes[4] adoptés à l’unanimité par le Conseil de sécurité en 2015.

 

[1] Voici les 3 articles du Chapitre VII qui définissent les conditions dans lesquelles peuvent être menées des « actions en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’actes d’agressions » :

Article 39 : Le Conseil de sécurité constate l'existence d'une menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression et fait des recommandations ou décide quelles mesures seront prises conformément aux Articles 41 et 42 pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.

Article 41 : Le Conseil de sécurité peut décider quelles mesures n'impliquant pas l'emploi de la force armée doivent être prises pour donner effet à ses décisions, et peut inviter les Membres des Nations Unies à appliquer ces mesures. Celles-ci peuvent comprendre l'interruption complète ou partielle des relations économiques et des communications ferroviaires, maritimes, aériennes, postales, télégraphiques, radioélectriques et des autres moyens de communication, ainsi que la rupture des relations diplomatiques.

Article 42 : Si le Conseil de sécurité estime que les mesures prévues à l'Article 41 seraient inadéquates ou qu'elles se sont révélées telles, il peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu'il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales. Cette action peut comprendre des démonstrations, des mesures de blocus et d'autres opérations exécutées par des forces aériennes, navales ou terrestres de Membres des Nations Unies.

 

[2] Suggestion faite par François Hollande à la tribune des Nations Unies.

 

[3] La frégate LANGUEDOC a lancé 3 missiles navals mer-sol SCALP EG à partir de la Méditerranée. Les 5 Rafale and les 4 Mirage ont lancé 9 missiles de croisière air-sol Storm Shadow/SCALP EG.

 

[4] Processus politique dirigé par les Syriens et facilité par l’ONU en vue de mettre en place « une gouvernance crédible, inclusive et non sectaire », d’adopter une nouvelle constitution et d’organiser des élections « libres et régulières » sous la supervision de l’ONU (résolution 2254)

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Journée Hubertine Auclert le 28/04/18

Programme du 28 avril à ST Priest

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mardi 17 avril 2018

Europe : un député européen belge écolo remet Macron à sa place !

648x415Epargnant les « premiers de cordées » dans les efforts demandés aux Français, Emmanuel MACRON était aujourd'hui au Parlement Européen, pour discuter de l'avenir de l'Europe.

Après avoir réduit l’impôt des plus riches en France, tout en frappant les plus vulnérables  avec labaisse de l’ISF, l'augmentation de la CSG des personnes âgées, la baisse des APL, il expliqua aux Député.e.s européens que tout allait bien dans notre pays.

Ignorant comme jamais les dispositions protectrices du droit humain en France , il a vanté les mérites de l'Union Européenne en matière d'aide aux migrants, alors qu'il s'apprête à faire voter des dispositions inquiétantes en France. Sans doute la théorie du "en même temps".

Le député belge Philippe Lamberts (ECO) est intervenu avec brio,  passant au crible la politique de Macron :  loi asile et immigration, Notre-Dame-des-Landes, loi renseignement, violences policières, etc. « Votre action en France raconte une tout autre histoire. Une histoire qui met à mal la devise de votre pays : « liberté, égalité, fraternité » », a alors lancé le député.

« Où est la liberté lorsque des policiers armés débarquent au petit matin pour arrêter des jeunes dont le seul tort serait d’avoir occupé pacifiquement un chantier ? Ma fille en était. Elle fut emmenée devant son fils de deux ans loin de chez elle pour subir pendant toute une journée un interrogatoire », a ensuite révélé l’eurodéputé face à un Emmanuel Macron impassible.

« Vous avez pris coutume d’offrir à vos hôtes un cadeau symbolique, permettez-moi de faire de même. » Le député a « offert » une corde verte à  Macron. Une allusion aux "premiers de cordé" ; image qu’Emmanuel Macron avait employée en 2017 pour évoquer « ceux qui réussissent ».

« Votre foi en eux est inébranlable. Dans nos sociétés, cette corde n’existe plus : les riches s’enrichissent, les classes moyennes stagnent et se précarisent tandis que les plus fragiles sont abandonnés à leur sort », a lâché le député belge.

 

 

 

 

 

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Le moissonneur

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Dans un champ de blé, un moissonneur s'appuyant sur sa faux, découvre la tombe d'un soldat. Sa casquette à la main, il se recueille et semble méditer.

Réalisé en 1923, le monument aux morts de Commentry, oeuvre de Félix Desruelles, dans un style plus que réaliste, rappelle le sacrifice et le souvenir de la Première Guerre mondiale. Avec le temps, le monument comporte aussi à da droite, une plaque rappelant un extrait de l'appel du 18 juin du Général de Gaulle. Au dos du monument, la liste des différents morts pour la France durant les diverses guerres.

Natif de Valenciennes, Desruelles (1865-1942) était membre de l'Académie des Beaux-Arts. Principalement connu dans le Nord de la France pour ses monuments aux morts dans les années 1920, un square porte son nom dans le 6ème arrondissement de Paris, près de l'Eglise Saint-Germain, et abrite une de ses oeuvres, la Fontaine pastorale.

Exposant des bustes et des figures au Salon à partir de 1883, il fut second au Prix de Rome en 1891 et obtint en 1897, le Prix national des Salons. Médaillé d'or de l'Exposition universelle en 1900 pour "Job", statue en plâtre, on lui doit aussi le buste de Jean JAURES, à DOLE, dans le Jura.


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lundi 16 avril 2018

Composition du Secrétariat national

 

Composition du Secrétariat national - Parti socialiste

Le Premier secrétaire, Olivier Faure, a présenté la nouvelle direction du Parti socialiste qui a été adoptée par le Conseil national réuni ce jour à Paris. Cette équipe de 24 secrétaires nationaux, contre 80 précédemment, mettra en œuvre le projet de renaissance pour lequel Olivier Faure a été élu par les militants à l'occasion du ...

http://www.parti-socialiste.fr

 

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Les Présents de la terre

3gracesContinuons le tour de notre patrimoine. Après les 2 églises et le paysan, intéressons nous aux autres oeuvres qui jalonnent et embellissent la ville.

Il y a "Trois Grâces" au Parc de la Mine à Commentry.... C'est ainsi que l'on surnomme la statue de plâtre, oeuvre du sculpteur Pierre Traverse.

Composée de deux beautés callipyges (Allusion à la statue de Vénus), qui portent une corbeille remplie de grappes de raisins, symbolisant les présents de la terre, on peut voir une troisième femme, vêtue à l'Antique.

Réalisée en 1924, cette statue est placée au-dessus de la grande tranchée. Il fait partie d'une série de l'artiste qui a aussi sculpté La Familleet Tendresse maternelle.

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Commentry : De Saint-Front au Sacré-Coeur

EgliseliberteegalitefraterniteNous étions hier au Vieux-Bourg de Commentry, par la même occasion, nous évoquions les coutumes de la population et l'histoire de notre ville où tout commença avant que la grande révolution industrielle ne modifia le cours de son existence.

Pourquoi trouvons nous deux églises à Commentry ? Nous l'avons vu, Saint-Front était trop petite au Vieux-Bourg et une nouvelle ville allait naître. Avec elle, un nouvel édifice religieux.

Ainsi allait être construite en 1851, dans un style néo-classique, la première église de France, consacrée au Sacré-Cœur, dont  le plan primitif avait été tracé en 1846 par M.ESMONOT. Mais c’est en fait Gilbert DECHAUD qui l’adjudicataire retenu pour lancer les travaux d’élévation.

« Le 30 novembre 1852, le Conseil municipal de Commentry adressait une supplique à l’Evêque de Moulins dans le but d’obtenir du gouvernement des crédits supplémentaires pour achever l’édifice dont le devis s’élevait à plus de 100.000 francs. L’Empereur avait ajouté un don de 300 francs sur sa cassette privée, suivant lettre du 25 mai 1853. A l’occasion de la poste de la première pierre, il y eut procession et grand faite sous la présidence de l’Evêque de Moulins, avec l’assistance de la Garde Nationale. Le devis du presbytère fut arrêté en même temps à la somme de 8530 fr.95. »

Au total, les travaux durèrent 2 ans. A l’origine, le nouvel édifice devait s’orner d’un clocher, avec flèche de trente mètres. On le remplaça finalement par un dôme et un campanile en façade, pour faire office de clocher. A son extrémité, trois cloches offertes par les familles Mony, Rambourg et Virloy ; chacune d’elles portent le nom et la qualité de leurs "parrains" et "marraines", gravés dans le bronze. Elles sont aujourd'hui automatisées. D'après d'anciens commentryens, "le glas existe toujours, approprié aux dangers ou pour marquer un évènement grave dans la vie de notre petite patrie locale".

Le 21 aout 1853, Monseigneur de Dreux-Brézé, Evêque de Moulins devait l’inaugurer. Devenue propriété de la Ville de Commentry, au moment de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat en 1905, il figurerait longtemps sur la façade de l’église, la devise de la République « Liberté, Egalité, Fraternité », en signe de l’importante sécularisation du culte catholique dans la cité ouvrière et socialiste.


Des airs de Sainte-Marie-Majeure…


Contrairement aux églises romanes de nos villages, celle de Commentry voit son coeur orientée vers l’ouest. Conçu dans un style moderne, suivant un plan rectangulaire, le Sacré-Cœur a été bâti selon un plan rectangulaire, partagé en trois vaisseaux. Ses piliers carrés, soutenant un plafond à caissons d’une hauteur de 15 mètres, sont inspirés des églises romaines.

Émile MÂLE, en livre une analyse architecturale, historique et scientifique, dans les Annales Bourbonnaises :

 

Sans titre 7« Il n’y a point de monuments à Commentry. La fontaine surmontée d’une statue en fonte de Saint-Eloi, qu’on repeint avec bonhomie, n’a pas tant de prétentions. Quant à l’église, elle date de quarante ans à peine, mais elle n’est pourtant pas, quoi qu’on en dise,  insignifiante.

Elle a la simplicité des plus anciennes basiliques de Rome et elle fait penser à Saint-Marie-Majeure ou à Saint-Laurent-hors-les-Murs. Il y manque, je le sais, les belles colonnes antiques prises aux temples des dieux, il y manque les mosaïques, les fresques, les ambons incrustés par les Cosmas, il y manque presque tout : mais qu’importe ? Puisque telle qu’elle est, elle nous fait songer au christianisme primitif.

L’architecte de l’église de Commentry fut un homme de goût. Il n’a voulu faire ni une église romane, qui convient à l’antique sauvagerie des bourgs rustiques, ni une église gothique dont la magnificence ne convient qu’aux grandes villes ; - il a fait une basilique des temps les plus primitifs, qui seule pouvait, par sa parfaite modestie et par les souvenirs qu’elle éveille, ne point choquer dans un tel endroit.

 

Il fallait, parmi tous ces ouvriers, que le christianisme se souvînt de ses origines ; et cette église, pareille à celles où les mineures des catacombes et les esclaves des carrières, se donnaient le baiser de paix, il y a quinze cents ans, est touchante ici. Faut-il ajouter que ses cloches ont un son pur et amical et que cette église, d’une beauté médiocre, ressemble à ces personnes laides qui séduisent par une voix harmonieuse. »

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dimanche 15 avril 2018

Où est passé le paysan ?

paysanAu Vieux-Bourg de Commentry, la statue du paysan n'est plus exposée. Que devient-il ? Dépôt de l'Etat fait à la Ville de Commentry en 1925, cette oeuvre a été réalisée par le sculpteur Aimé-Jules Dalou (1838-1902).

Favorable à la Commune, il dut s'exiler un temps à Londres, avant de revenir à Paris et de se consacrer à des projets d'utilité sociale. Il réalisa de nombreuses commandes d'État dont Le triomphe de la République de la place de la Nation à Paris.

À la fin de sa vie, dans les années 1898, il travaille à un projet de monument aux ouvriers, qui ne sera jamais exécuté. Mais le "paysan" a été édité en bronze par Susse Frères et le musée de Vierzon, le Petit Palais de Paris, le musée d'Orsay à Paris et la Ny Carlsberg de Copenhague en possèdent un exemplaire. L'œuvre fut également réalisé en grès émaillé, où on la retrouve à la Piscine de Roubaix et aux Prés Fichaux de Bourges.

La statue du paysan de Commentry, après restauration, est aujourd'hui à l'abri, à la Médiathèque municipale. Choix discutable cependant sa composition supporterait mal les outrages du temps.

Que représente t-elle ? La ronde-bosse en grès émaillé représente un paysan, chemise ouverte, en sabots, en train de retrousser ses manches, prêt à se mettre au labeur, ses outils à ses pieds. Il existerait plusieurs copies faites en terre cuite ou en plâtre...

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