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Alors que des inquiétudes se font jour suite aux propos de Jacques Mézard, ministre de la cohésion des territoires, le Parti socialiste réaffirme son opposition à toute révision à la baisse des ambitions de la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain (SRU). Au moment où nos concitoyens consacrent de plus en plus de leurs revenus à se loger, toute régression en la matière ne ferait qu’aggraver la situation du mal-logement.

Votée en 2000 sous le gouvernement de Lionel Jospin, la loi SRU a fait ses preuves. Elle a permis de construire 87.000 logements entre 2002 et 2004, 95.000 de 2005 à 2007, 130.000 de 2008 à 2010, 140.000 de 2011 à 2013 et 187.000 entre 2014 et 2016. Une évolution à la hausse qui montre l’efficacité de cette loi et son appropriation par des municipalités plutôt rétives à l’origine au développement du logement social.

Le Parti socialiste ne soutiendra par conséquent aucune disposition visant à trouver des accommodements avec les communes qui affichent depuis des années leur mauvaise volonté en matière de construction de logements sociaux.

La solution n’est pas dans la régression de la loi, mais dans son application. Depuis 2013, l’État s’est donné les moyens d’être plus ferme à l’encontre des communes carencées. Le gouvernement doit poursuivre cet engagement et appliquer les nouvelles dispositions adoptées lors du quinquennat précédent qui autorisent par exemple le quintuplement des pénalités financières ou la substitution du préfet aux maires récalcitrants à la construction de logements sociaux.

Le logement est une priorité de nos concitoyens et le logement social un outil dans la bataille du « logement pour tous ». Le gouvernement ne doit pas une nouvelle fois sanctionner le parc social. Il en va aussi du modèle de société que nous voulons construire ensemble.