syrieDans la nuit de vendredi à samedi (heure française), la coalition USA-France-Grande-Bretagne a procédé au bombardement des bases syriennes contenant des bombes chimiques. L'information a été révélée au grand public ce matin dans les médias en France. 

S'il est vrai que la détention par la Syrie de bombes chimiques est parfaitement contraire au droit international. Si il est aussi vrai que l’existence même de ces centres est en contradiction avec les engagements pris par les dirigeants syriens et russes en 2013, ne faut il pas s'interroger sur cette intervention qui a pris tout le monde ou presque, à revers ?

- L'ONU est la seule instance à pouvoir en décider sur le plan du droit international. Or, on assiste à une intervention de 3 pays. Sa Charte précise que les « actions en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’actes d’agressions » sont de sa seule prérogative (Chapitre VII).

- Le Parlement français ensuite. Ne fallait-il pas l'en informer avec un débat, même sans vote ? 

- La position de la Russie vis-à-vis des Etats-Unis. Il ne faudrait pas que le conflit s'étende entre les 2 pays.

- Les déclarations du Ministre des Affaires Etrangères, qui se dit visiblement favorable à une nouvelle intervention "au cas où".

En conclusion, il est urgent que s’ouvrent de nouvelles discussions dans le cadre des Nations Unies et que les Etats-Membres en respectent les règles. L'escalade de la violence et l'utilisation répétée des bombardements ne règleront pas les conditions d’une transition négociée en Syrie.