samedi 6 octobre 2018

Les bains douches de Commentry, hier, aujourd'hui, demain

Capture d’écran 2018-10-06 à 16Les bains douches de Commentry, hier, aujourd'hui, demain

 

Le PS de Commentry suit avec beaucoup d'intérêt l'entretien et le devenir du Patrimoine. C'est ainsi qu'apprenant le projet d'évolution des Bains Douches, il avait rencontré la Municipalité en juillet 2016. Les bains douches de Commentry depuis longtemps à l’arrêt vont être prochainement détruits pour faire place à la construction de logements. Cette rénovation urbaine était nécessaire et ne peut être qu'approuvée dans la mesure où elle permet de valoriser le centre-ville et proposer de le repeupler. Il ne doit pas faire oublier le passé de notre ville.

Il serait souhaitable qu’une plaque rappelle l’histoire de ce bâtiment et celle de son architecte Pierre Diot à qui l’on doit aussi de belles réalisations à Montluçon de style Art Déco/Art Nouveau. Mais aussi que les mosaïques en façde soient valorisées. Qui était Pierre Diot ?  Né le 3 mars 1881, architecte, militant des oeuvres laïques et fondateur du patronage à Montluçon, Pierre DIOT a été Conseiller général Socialiste de Montluçon Ouest de 1913 à 1940. Président de la commission départementale à partir de 1935, il ne prit plus part à la vie publique après la Libération. Il fut proche de Marx et Jean Dormoy. Il est décédé à Montluçon, le 5 mai 1956.

C'est donc à lui que l'on doit les bains de Commentry qui furent mis en service par Isidore Thivrier en 1936 et dont le projet avait été initié durant la Première Guerre mondiale, repoussé du fait des hostilités notamment.

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lundi 3 septembre 2018

MOBILISATION POUR LA GARE

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samedi 9 juin 2018

Commentry - Inauguration du Vieux-Bourg

IMG_0389L'inauguration des travaux du Vieux-Bourg ce samedi 9 juin 2018 est l'occasion de revenir sur ce quartier qui était hier l'âme de Commentry.

En effet, jusqu’à l’époque de la Révolution Industrielle et avant que la charbon ne servit à produire le cheval-vapeur et que sa conjonction avec le minerai de fer n'ouvrit la voie à la sidérurgie, Commentry était une petite commune rurale, ignorée dans son pays Bourbonnais même.

Sa population et les activités agraires qui en découlaient, se concentraient autour ce que l’on appelle aujourd’hui le Vieux Bourg et de son édifice principal qu’était l’église, dédiée à Saint-Front, saint itinérant d’origine périgourdine, qui aurait emprunté la vieille voie venant d’Evaux.

Dans les Annales Bourbonnaises, Émile MÂLE, Académicien, spécialiste de l’art chrétien médiéval, qui a légué de nombreuses monographies sur les églises et cathédrales de France, faisait une description tout à la fois poétique et sociologique de Saint-Front et son bourg : "Son église fut longtemps l’unique église de Commentry et l’on se souvient encore des temps héroïques, où on allait à la messe au Petit-Bourg, en passant la rivière sur une planche branlante. Cette église est ancienne et pieusement tournée vers l’Occident, comme le veut la liturgie, mais elle n’a d’intérêt véritable que pour les fils de ce vieux sol, qui savent que leurs plus lointains ancêtres reposent auprès d’elle. La place qui précède l’église est encore ombragée de quelques grands arbres."

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A une autre époque, George SAND a aussi peint ce hameau : "Quels beaux branles ont été dansés là à travers les âges et quelles belles bourrées y jouèrent les anciens cornemuseux de notre pays qui firent de si fiers musiciens. On dansait là, « sous l’arbre », comme dit la chanson, tout pr!s des vieux mort qui ne s’en fâchaient point. Quels magnifiques horions furent encore échangés sur cette place, entre les gars de Commentry et ceux de Durdat ou de Malicorne, qui, les jours d’apport, ne manquaient jamais de provoquer noblement, tantôt une fille, comme les héros d’Homère, et tantôt pour le plaisir, comme ces rudes paysans chevelus, qui portaient des tresses par devant à la mode celtique."

Au XIXème siècle, Commentry se créait de toute pièce, grandissant à la manière des villes américaines, au temps pionniers, afin de satisfaire aux impératifs nouveaux pour elle, de sa vocation industrielle. Si bien que son essor devait la propulser au rang de la troisième ville la plus importante de l’Allier, par sa population croissante notamment. de 498 habitant en 1800, il fallait en compter 12978 en 1876.

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C'est alors que le Vieux-Bourg devenait un quartier de la nouvelle ville. Ce matin donc, nous inaugurons les travaux du Vieux-Bourg. Tout d'abord, l'entrée par la route de Malicorne a bénéficié de la pose de ralentisseurs. C'est une bonne chose car la vitesse va être ralentie quasiment jusqu'au rond-point du portail de la glacerie. Le reste de la route de Gannat pose question. Il faudra revoir l'aménagement urbain et les nombreux habitats délabrés qui ne sont pas attractifs pour l'entrée de ville.

La place du Vieux-Bourg en elle-même. Propre et neuve certes mais son aspect d'antant a été un peu trop oublié. D'une place rectangulaire quasiment à l'Italienne, on passe à un aménagement comportant de nombreuses circonvolutions. On s'y perd. Et puis pour le moment la place fait vide, faute de végétation suffisante. Il aurait été nécessaire de replanter davantage.

 

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La fontaine monumentale en pierre de Volvic, édifiée en 1864 au centre de la place du Marché, aujourd'hui place du 14 Juillet après avoir été déplacée au Champ de Foire, s'installe désormais au Vieux-Bourg. Avec ses 4 jets d'eau, elle coule dans un énorme bassin circulaire lui aussi en lave de Volvic. Elle a été entourée de bornes qui rappellent l'époque où il était possible de s'asseoir et d'attacher les chevaux. La typologie même de cette fontaine - son aspect aussi - aurait été plus en cohérence sur la place de la Mairie. Elle aurait trouvé là de quoi embellir la place du 14-Juillet qui en dehors du marché du vendredi et des manifestations occasionnelles, est bien vide. C'est fait maintenant. On va arrêter de la déplacer ! Mais quid du Champ de Foire qui mériterait lui aussi une revalorisation !

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S'agissant du calvaire et de sa restauration pour près de 16.000 euros, le débat a agité les passions. Mais une autre question se pose : qu'allons nous faire de l'église fermée au public et aux cérémonies depuis de trop nombreuses années ? Faut-il la réhabiliter ou la désacraliser ? Dans la seconde hypothèse, elle permettrait la tenue d'obsèques civiles ou l'utilisation pour des événements publics (concerts, expositions, etc). Nous y reviendrons !

 

 

 

 

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mardi 1 mai 2018

1er mai socialiste à Commentry

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Ceux qui vivent, sont ceux qui luttent” déclarait Victor HUGO. Et c’est à l’exemple même de sa pugnacité que le peuple de la mine et de l’usine s’est rassemblé ici au lendemain de la révolution industrielle pour réclamer le temps de vivre.

 

Dans leur vie de labeur, ils étaient les oubliés du partage. Mais il fallait qu’un homme se lève encore plus fort qu’eux, pour réclamer le pain et la dignité, le droit de grève. Cet homme, ce fut Christophe THIVRIER. Il ouvrait la voie au socialisme le 4 juin 1882 à Commentry, en entrant à la mairie. La 1ère acquise au monde.

 

Mais pouvait-on se satisfaire d’une conquête politique locale lorsque tout le pays, marqué par le conservatisme bourgeois et l’oppression, inspirait à plus de justice sociale ? Au terme d’une campagne législative à la force de sa conviction et de ses jambes, logeant chez l’habitant, dormant dans une étable ou une mansarde, Christou allait devenir le Député à la Blouse en 1889.

 

Siégeant dans ce que l’on appelait la “fournaise”, c’est à dire la gauche révolutionnaire, il fut aussi celui qui le 1er mai 1890, alla porter à la questure de l’Assemblée Nationale, les doléances ouvrières, réclamant que ce jour soit férié. Jaurès qu’il côtoya brièvement, disait de lui qu’il respirait “la bonne âme du peuple”.

 

Lui qui dès l’âge de 13 ans, travailla dans les mines, puis ouvrier en bâtiment, huillier, avant d’ouvrir sa boulangerie où la Marianne, société secrète qui tentait d'unifier les revendications ouvrières dans l'illégalité, se réunissait derrière son four. Il y faisait tellement chaud que le mot d’ordre pour s’y réunir peut encore prêter à rire. Ses initiés déclaraient :

“ce soir, retrouvons nous en Afrique”. Et enfin marchand de vin ; tous ses métiers servant à se défaire de l'emprise du patronat et de la compagnie des mines qui tentait de faire taire le mouvement ouvrier.

 

Mais l’admirable lutteur, complice de Jean Dormoy dans la lutte syndicale et politique devait s’éteindre, fatigué des combats en 1895. Tel un Général d’Empire, Thivrier, aurait pu dire : “voici mes fils”...Déjà, ils allaient prendre la suite, à la mairie, au Conseil général, à l’Assemblée Nationale…

 

Thivrier, ce n’est pas qu’une légende. C’est une fidélité aux idées et aux combats fondateurs du socialisme. François Mitterrand en 1972 puis Pierre Mauroy, dix ans plus tard, vinrent saluer le grand homme.

 

008Dans une période où notre Parti se cherche et doit se rassembler, son parcours illustre combien nous devons être les enfants d’une gauche qui n’hésite pas. D’une gauche qui ne se contente pas d’accompagner le réel mais qui lutte pour le transformer.

 

Dans une période où notre pays connaît à la fois, de nombreuses régressions, où la casse sociale et celle des acquis est méthodiquement organisé par le “Président des riches”, clairement de droite, la pugnacité et la force de conviction de Thivrier doivent nous inspirer et se traduire par l’action résolue.

 

Enfin, Christophe Thivrier, c’est aussi notre section qui a choisi de se dénommer ainsi. Section historique, la plus ancienne de ce département qui mérite respect et considération. Elle a telle une vieille dame, l’expérience des luttes forgée par l’exercice du pouvoir. Elle a aussi le tempérament et la fougue de la jeunesse pour résister à toutes les épreuves ; elle a su le prouver dernièrement.

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samedi 21 avril 2018

Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

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Comme chaque année ce dernier Dimanche d’avril est consacré à la journée du souvenir des Victimes et Héros de la Déportation. Cet hommage sera rendu dimanche 29 avril à 11h, au monuments aux morts de Commentry. Il rappelle la tragédie des camps de concentration nazis et le courage de ceux qui ont lutté pour la sauvegarde de la dignité humaine.

Cette célébration n’est pas uniquement tournée vers l’histoire ou le passé, mais bien vers notre présent et notre avenir. Le message que nous délivrons, c’est celui d’un combat acharné contre les formes actuelles de résurgence d’idéologies dangereuses.

Face à la montée du nationalisme, de la xénophobie, du racisme et de l’antisémitisme, au déchaînement de fanatismes politiques ou religieux et à la fréquente remise en cause des principes du droit et de la démocratie, le message des déportés est toujours d’actualité.

Les conflits qui déchirent plusieurs parties du monde, les millions de femmes, d’hommes et d’enfants en exode forcé, le terrorisme international, la tentation du repli face à l’indispensable solidarité, requièrent une action commune contre ces dangers qui menacent notre avenir. Nous devons donner son plein sens à la devise de la République : Liberté – Égalité – Fraternité.

Nous devons réaffirmer ce que l’Europe nous apporte : la paix et sur quoi elle est fondée : l’unité dans la diversité. Puissions nous saisir ces enjeux et les traduire en acte pour affermir notre volonté de vivre ensemble, dans la paix, la tolérance et le respect, autour des valeurs de démocratie et d’amitié entre les peuples.

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lundi 16 avril 2018

Les Présents de la terre

3gracesContinuons le tour de notre patrimoine. Après les 2 églises et le paysan, intéressons nous aux autres oeuvres qui jalonnent et embellissent la ville.

Il y a "Trois Grâces" au Parc de la Mine à Commentry.... C'est ainsi que l'on surnomme la statue de plâtre, oeuvre du sculpteur Pierre Traverse.

Composée de deux beautés callipyges (Allusion à la statue de Vénus), qui portent une corbeille remplie de grappes de raisins, symbolisant les présents de la terre, on peut voir une troisième femme, vêtue à l'Antique.

Réalisée en 1924, cette statue est placée au-dessus de la grande tranchée. Il fait partie d'une série de l'artiste qui a aussi sculpté La Familleet Tendresse maternelle.

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Commentry : De Saint-Front au Sacré-Coeur

EgliseliberteegalitefraterniteNous étions hier au Vieux-Bourg de Commentry, par la même occasion, nous évoquions les coutumes de la population et l'histoire de notre ville où tout commença avant que la grande révolution industrielle ne modifia le cours de son existence.

Pourquoi trouvons nous deux églises à Commentry ? Nous l'avons vu, Saint-Front était trop petite au Vieux-Bourg et une nouvelle ville allait naître. Avec elle, un nouvel édifice religieux.

Ainsi allait être construite en 1851, dans un style néo-classique, la première église de France, consacrée au Sacré-Cœur, dont  le plan primitif avait été tracé en 1846 par M.ESMONOT. Mais c’est en fait Gilbert DECHAUD qui l’adjudicataire retenu pour lancer les travaux d’élévation.

« Le 30 novembre 1852, le Conseil municipal de Commentry adressait une supplique à l’Evêque de Moulins dans le but d’obtenir du gouvernement des crédits supplémentaires pour achever l’édifice dont le devis s’élevait à plus de 100.000 francs. L’Empereur avait ajouté un don de 300 francs sur sa cassette privée, suivant lettre du 25 mai 1853. A l’occasion de la poste de la première pierre, il y eut procession et grand faite sous la présidence de l’Evêque de Moulins, avec l’assistance de la Garde Nationale. Le devis du presbytère fut arrêté en même temps à la somme de 8530 fr.95. »

Au total, les travaux durèrent 2 ans. A l’origine, le nouvel édifice devait s’orner d’un clocher, avec flèche de trente mètres. On le remplaça finalement par un dôme et un campanile en façade, pour faire office de clocher. A son extrémité, trois cloches offertes par les familles Mony, Rambourg et Virloy ; chacune d’elles portent le nom et la qualité de leurs "parrains" et "marraines", gravés dans le bronze. Elles sont aujourd'hui automatisées. D'après d'anciens commentryens, "le glas existe toujours, approprié aux dangers ou pour marquer un évènement grave dans la vie de notre petite patrie locale".

Le 21 aout 1853, Monseigneur de Dreux-Brézé, Evêque de Moulins devait l’inaugurer. Devenue propriété de la Ville de Commentry, au moment de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat en 1905, il figurerait longtemps sur la façade de l’église, la devise de la République « Liberté, Egalité, Fraternité », en signe de l’importante sécularisation du culte catholique dans la cité ouvrière et socialiste.


Des airs de Sainte-Marie-Majeure…


Contrairement aux églises romanes de nos villages, celle de Commentry voit son coeur orientée vers l’ouest. Conçu dans un style moderne, suivant un plan rectangulaire, le Sacré-Cœur a été bâti selon un plan rectangulaire, partagé en trois vaisseaux. Ses piliers carrés, soutenant un plafond à caissons d’une hauteur de 15 mètres, sont inspirés des églises romaines.

Émile MÂLE, en livre une analyse architecturale, historique et scientifique, dans les Annales Bourbonnaises :

 

Sans titre 7« Il n’y a point de monuments à Commentry. La fontaine surmontée d’une statue en fonte de Saint-Eloi, qu’on repeint avec bonhomie, n’a pas tant de prétentions. Quant à l’église, elle date de quarante ans à peine, mais elle n’est pourtant pas, quoi qu’on en dise,  insignifiante.

Elle a la simplicité des plus anciennes basiliques de Rome et elle fait penser à Saint-Marie-Majeure ou à Saint-Laurent-hors-les-Murs. Il y manque, je le sais, les belles colonnes antiques prises aux temples des dieux, il y manque les mosaïques, les fresques, les ambons incrustés par les Cosmas, il y manque presque tout : mais qu’importe ? Puisque telle qu’elle est, elle nous fait songer au christianisme primitif.

L’architecte de l’église de Commentry fut un homme de goût. Il n’a voulu faire ni une église romane, qui convient à l’antique sauvagerie des bourgs rustiques, ni une église gothique dont la magnificence ne convient qu’aux grandes villes ; - il a fait une basilique des temps les plus primitifs, qui seule pouvait, par sa parfaite modestie et par les souvenirs qu’elle éveille, ne point choquer dans un tel endroit.

 

Il fallait, parmi tous ces ouvriers, que le christianisme se souvînt de ses origines ; et cette église, pareille à celles où les mineures des catacombes et les esclaves des carrières, se donnaient le baiser de paix, il y a quinze cents ans, est touchante ici. Faut-il ajouter que ses cloches ont un son pur et amical et que cette église, d’une beauté médiocre, ressemble à ces personnes laides qui séduisent par une voix harmonieuse. »

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dimanche 15 avril 2018

Où est passé le paysan ?

paysanAu Vieux-Bourg de Commentry, la statue du paysan n'est plus exposée. Que devient-il ? Dépôt de l'Etat fait à la Ville de Commentry en 1925, cette oeuvre a été réalisée par le sculpteur Aimé-Jules Dalou (1838-1902).

Favorable à la Commune, il dut s'exiler un temps à Londres, avant de revenir à Paris et de se consacrer à des projets d'utilité sociale. Il réalisa de nombreuses commandes d'État dont Le triomphe de la République de la place de la Nation à Paris.

À la fin de sa vie, dans les années 1898, il travaille à un projet de monument aux ouvriers, qui ne sera jamais exécuté. Mais le "paysan" a été édité en bronze par Susse Frères et le musée de Vierzon, le Petit Palais de Paris, le musée d'Orsay à Paris et la Ny Carlsberg de Copenhague en possèdent un exemplaire. L'œuvre fut également réalisé en grès émaillé, où on la retrouve à la Piscine de Roubaix et aux Prés Fichaux de Bourges.

La statue du paysan de Commentry, après restauration, est aujourd'hui à l'abri, à la Médiathèque municipale. Choix discutable cependant sa composition supporterait mal les outrages du temps.

Que représente t-elle ? La ronde-bosse en grès émaillé représente un paysan, chemise ouverte, en sabots, en train de retrousser ses manches, prêt à se mettre au labeur, ses outils à ses pieds. Il existerait plusieurs copies faites en terre cuite ou en plâtre...

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Petite histoire du Vieux-Bourg de Commentry

 

eglise vieux bourg img153Les travaux d'aménagement du Vieux-Bourg de Commentry et de sa petit place, sont l'occasion de revenir aux sources de notre ville. C'est-à-dire, à ses origines. 

"Jusqu’à l’époque de la Révolution Industrielle et avant que la charbon ne servit à produire le cheval-vapeur et que sa conjonction avec le minerai de fer n'ouvrit la voie à la sidérurgie, Commentry était une petite commune rurale, ignorée dans son pays Bourbonnais même." expliquait Georges Rougeron, Sénateur-Maire de la citée des forgerons.

Sa population et les activités agraires qui en découlaient, se concentraient autour ce que l’on appelle aujourd’hui le Vieux Bourg et de son édifice principal qu’était l’église, dédiée à Saint-Front, saint itinérant d’origine périgourdine, qui aurait emprunté la vieille voie venant d’Evaux. Selon la légende, il aurait à cette occasion, fait jaillir une fontaine, disparue depuis et censée soulager des maux de tête.

Dans les Annales Bourbonnaises, Émile MÂLE, Académicien, spécialiste de l’art chrétien médiéval, qui a légué de nombreuses monographies sur les églises et cathédrales de France, fait une description tout à la fois poétique et sociologique de Saint-Front et son bourg :

« Un autre endroit qu’il convient de ne pas oublier, c’est le vieux Commentry, qui se trouve à quelque distance de la ville nouvelle et qu’on appelle le Petit-Bourg.

Son église fut longtemps l’unique église de Commentry et l’on se souvient encore des temps héroïques, où on allait à la messe au Petit-Bourg, en passant la rivière sur une planche branlante. Cette église est ancienne et pieusement tournée vers l’Occident, comme le veut la liturgie, mais elle n’a d’intérêt véritable que pour les fils de ce vieux sol, qui savent que leurs plus lointains ancêtres reposent auprès d’elle. La place qui précède l’église est encore ombragée de quelques grands arbres.

Quels beaux branles ont été dansés là à travers les âges et quelles belles bourrées y jouèrent les anciens cornemuseux de notre pays qui firent, comme l’a si bien prouvé George SAND, de si fiers musiciens.

On dansait là, « sous l’arbre », comme dit la chanson, tout près des vieux morts qui ne s’en fâchaient point.
Quels magnifiques horizons furent encore échangés sur cette place, entre les gars de Commentry et ceux de Durdat ou de Malicorne, qui, les jours d’apports, ne manquaient jamais de provoquer noblement, tantôt une fille, comme les héros d’Homère, et tantôt pour le plaisir, comme ces rudes paysans chevelus, qui portaient des tresses par devant à la mode celtique.

C’est sur cette place encore que le curé, le jour de la fête patronale, vendait aux enchères la statue du saint. On l’adjugeait au plus offrant, qui s’acquérait ainsi un grand renom de magnificence dans les paroisses. Il emportait chez lui pendant quelques heures le bon vieux saint de bois peint, pour qu’un tel hôte portait bonheur à toute la maison. »

St FrontMais revenons-en à l’église. De style roman, ce lieu de culte, élevé et confirmé en 1152 par Eugène III, appartenait alors au Monastère de Souvigny, avant de dépendre du prieur de Colombier. Extrêmement remaniée, transformée au XVIII ème siècle, il ne subsiste actuellement plus rien de son état primitif, autrement que l’abside à chevet plat, couverte d’un berceau brisé. Elle est malheureusement fermée.

Au XIXème siècle, Commentry se créait de toute pièce, grandissant à la manière des villes américaines, au temps pionniers, afin de satisfaire aux impératifs nouveaux pour elle, de sa vocation industrielle. Si bien que son essor devait la propulser au rang de la troisième ville la plus importante de l’Allier, par sa population croissante notamment. de 498 habitants en 1800, il fallait en compter 12978 en 1876.

Ce nouveau statut agglomération urbaine ne permit plus à l’église Saint-Front et au Clergé d’assurer dans de bonnes conditions, l’exercice du culte catholique. Sa capacité, rapidement jugée insuffisante, conduisait les pratiquants à se tenir sur les parvis pour suivre la messe, sans pouvoir l’entendre convenablement. Aussi, les autorités ecclésiastiques décidèrent t-elles d’en construire une autre, au coeur de la nouvelle cité.

A suivre

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dimanche 7 janvier 2018

Commentry : l'hommage départemental à François MITTERRAND

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L’Association des Amis de François MITTERRAND, le Parti Socialiste de Commentry/Montmarault et l’opposition municipale de la Ville de Commentry célébraient ce dimanche, le 22ème anniversaire de la disparition du Président de la République.

"Commentry et François MITTERRAND, c’est en effet un long chemin, qui a commencé en 1972, lorsque tout juste Premier secrétaire national du Parti Socialiste, il venait assister au 90ème anniversaire de la première commune socialiste au monde, remportée par Christophe THIVRIER." C'est ainsi que Cyrille DARRIGADE, Président des Amis de F.MITTERRAND et Secrétaire PS de Commentry dressait un portrait de l'ancien Président dans une intervention à la suite d'un dépôt de gerbe.

Ici plus encore à l’Agora, l’histoire parle et se souvient de la table ronde sur l’avenir du bassin montluçonnais organisée en juillet 1984 à Montluçon au cours de laquelle, notre Maire, Georges ROUGERON obtint les financements nécessaires de la part du Chef de l’Etat, pour boucler le budget de notre salle municipale.

L’Agora est mythique pour les Socialistes. 1er mars 1986, année d’élections législatives et régionales avec la venue de Laurent FABUIS, Danielle MITTERRAND et Huguette BOURCHARDEAU.

2016 enfin et la venue de Gilbert, un MITTERRAND au XXIème siècle, venu inaugurer l'exposition sur le centenaire de la naissance du Président. C’est dire si le lieu est aujourd’hui approprié pour commémorer l’homme du 10 mai 1981.

Fidélité à ses idées, fidélité à son Parti, fidélité à ses amis, François MITTERRAND était à la fois un homme politique, un écrivain et un amoureux de la nature.

 

 

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L’homme public : c’est d’abord plus d’un demi-siècle de combat politique de l’après-guerre jusqu’au crépuscule de sa vie. L’espérance d’un peuple qui depuis 1936 attendait que l’on se vienne à sa rencontre et que la majorité sociologique rejoigne et forme une majorité nationale pour “changer la vie”.



L’écrivain : avec plus d’une vingtaine d’ouvrage dont “le Coup d’Etat permanent” où François MITTERRAND dénonce la pratique du pouvoir personnel par le général de Gaulle et l’usage qu’il fait de la Constitution de la Vème République.



L’amoureux de la nature : La Roche de Solutré où il voit “ce qui bouge et ce qui ne bouge pas”. Les promenades dans la Nièvre, le Morvan. Latche et les Landes. Jarnac et la Charente. Paris et ses quais. Les nombreux autres lieux qui peuplent sa mémoire et celles de ces ancêtres comme le Berry ou l’Allier à l’écluse des Rouerons.



Mais François MITTERRAND, c’est surtout l’avenir, pour deux raisons essentielles :

- la refondation de notre Parti en prolongeant, les bases fondatrices d’Epinay et non pas en sonnant son dépassement. La modernité est souvent dangereuse. Moi, “je ne sais pas ce qu’est être jeune ou vieux. L’âge en politique, c’est d’abord une question d’état d’esprit” disait-il. 




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- L’avenir de l’Europe pour lequel nous serons à nouveau amenés à nous prononcer en juin prochain. Si jadis nous voulions faire l’Europe pour faire le socialisme, aujourd’hui, il faut plus et mieux d’Europe pour repousser le nationionalisme. Une Europe sociale, une Europe qui protège, une Europe qui relance l’économie. Une Europe de la jeunesse, fidèle à l’enseignement de Jaurès et de Blum sur le pacifisme et l’internationalisme.

Enfin, terminons par l’extrait d’une lettre du 6 janvier 1996 écrite par Danielle MITTERRAND : “François qui abandonne la vie, parce que trop fatigué, elle l’insupporte. Nous respectons sa façon de sortir de la scène ; sa façon de mettre un terme à son oeuvre, à ses amours ; à s’éloigner de sa famille qui le fera vivre parmi les vivants, parce que François ne meurt pas.

C’est tout le sens de cette cérémonie, qui nous invite à notre tour, à prolonger les combats de celui, qui un soir de mai 1981, vint à la rencontre d’un peuple des villes et des campagnes de France, qui depuis longtemps, attendait ce jour où l’on viendrait lui parler le langage qu’il avait appris à aimer d’elle.

 

 

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